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Coronavirus: Emmanuel Macron émet des réserves sur la gestion de la Chine

Le président français Emmanuel Macron, ici le 16 avril 2020 à l'Élysée.
Le président français Emmanuel Macron, ici le 16 avril 2020 à l'Élysée. Yoan VALAT / POOL / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Dans un entretien au Financial Times, le président français Emmanuel Macron a estimé, ce jeudi 16 avril, qu'il existait des zones d'ombre dans la gestion de l'épidémie de coronavirus par la Chine.

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Pas question pour Emmanuel Macron de faire preuve d'une « espèce de naïveté » en pensant que la Chine gère bien mieux l'épidémie de coronavirus. « On ne sait pas », affirme le président français dans un entretien au Financial Times qui l'interrogeait sur le fait de savoir si les régimes autoritaires étaient mieux à même de gérer ces crises. « Et même, il y a manifestement des choses qui se sont passées qu'on ne sait pas », poursuit-il.

Emmanuel Macron a souligné que dans les démocraties qui garantissent la liberté d'information et d'expression, la gestion de la crise était transparente et faisait l'objet de débats, contrairement aux régimes où l'information et l'expression sont contrôlées, précise l'Élysée ce jeudi soir. Le chef de l'État estime qu'il est « faux de dire que les démocraties gèrent moins bien la crise, car la transparence, la circulation libre de l'information sont au contraire un atout considérable pour être plus efficaces », ajoute la présidence.

Ces réserves sur la gestion de la crise par Pékin rejoignent celles exprimées par Londres et Washington. Le Royaume-Uni a en effet averti ce jeudi la Chine qu'elle devrait répondre à des « questions difficiles sur l'apparition du virus, et pourquoi il n'a pas été stoppé plus tôt ». Le nouveau coronavirus est soupçonné d'être apparu dans un marché en plein air de Wuhan où des animaux exotiques étaient vendus vivants. D'origine animale et proche d'un virus présent chez des chauves-souris, il aurait pu s'y transmettre à l'homme et muter.

L'erreur d'un laboratoire ?

Mais des médias américains ont ouvert une autre piste. Selon le Washington Post, l'ambassade des États-Unis à Pékin avait alerté Washington il y a deux ans sur les mesures de sécurité insuffisantes dans un laboratoire local qui étudiait les coronavirus chez les chauves-souris. Et d'après Fox News, le coronavirus actuel émanerait de ce laboratoire, même s'il s'agirait bien d'un virus naturel – et non un agent pathogène créé par les Chinois –, et que sa « fuite » serait involontaire, conséquence de mauvais protocoles de sécurité. Des accusations balayées par un porte-parole de la diplomatie chinoise : « De nombreux experts médicaux réputés dans le monde estiment que l'hypothèse d'une prétendue fuite n'a aucune base scientifique ».

L'administration Trump a, de son côté, accusé Pékin d'avoir « dissimulé » la gravité de l'épidémie à son début en Chine, et a gelé mardi la contribution financière américaine au fonctionnement de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), lui reprochant de s'être alignée sur les positions chinoises.

La Russie est à son tour intervenue jeudi soir, pour prendre la défense de Pékin. Au cours d'une conversation avec son homologue chinois Xi Jinping, le président russe Vladimir Poutine a qualifié de « contre-productives » les accusations visant Pékin, soupçonné de désinformation sur le nouveau coronavirus, apparu en Chine.

(Avec AFP)

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