Accéder au contenu principal

Le 1er-Mai pas très confiné de Marine Le Pen

Marine Le Pen devant la statue de Jeanne d'Arc à Paris, place des Pyramides, le 1er mai 2020.
Marine Le Pen devant la statue de Jeanne d'Arc à Paris, place des Pyramides, le 1er mai 2020. Alain JOCARD / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Masquée devant la statue de Jeanne d'Arc à Paris, pour le 1er-Mai du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen a estimé vendredi que « dès aujourd'hui, tout le monde devrait porter un masque dans l'espace public », se livrant ensuite à un discours fustigeant « la pépite Macron » et sa « faillite idéologique ».

Publicité

Accompagnée du numéro 2 du RN, Jordan Bardella, Marine Le Pen a déposé peu après 9h une gerbe de fleurs devant la statue de Jeanne d'Arc, place des Pyramides à Paris, où se rend d'habitude son père et fondateur du FN (devenu RN), Jean-Marie Le Pen, qui a finalement renoncé à sortir en raison de l'épidémie de coronavirus. « Je suis totalement opposée à la réouverture des écoles avant le mois de septembre », a-t-elle déclaré.

En fin de matinée, le RN a poursuivi son 1er-Mai sur internet, à cause du coronavirus, avec une intervention d'une vingtaine de minutes de la candidate déclarée à la présidentielle 2022, dans son premier long discours depuis le confinement. Elle a pointé du doigt, dans la pandémie et sa gestion, une « faillite idéologique sur toute la ligne » en dénonçant « l'ultralibéralisme », le « mondialisme », le « sans-frontiérisme » et « l'européisme ».

Selon elle, cette « crise apporte la démonstration que la pépite Macron [...] n'incarnait pas un monde nouveau mais fermait un cycle idéologique et politique, et certainement un cycle historique. Le monde d'après ne pourra pas se faire avec ceux qui se sont tant trompés et ont tant trompé les peuples », a-t-elle estimé.

La présidente du RN a rejeté toute idée d'« union nationale », qui serait « un regroupement d'opportunistes », un gouvernement « qui changerait pour ne rien changer ». Puis, en critiquant un gouvernement « hagard » et une Union européenne « nuisible », elle a plaidé pour une « grande alternance, un authentique changement pour retrouver [...] les voies de la sécurité et de la grandeur ».

Jean-Marie Le Pen a, lui, estimé, dans un message vidéo enregistré chez lui, qu'il « aura suffi d'un grain de sable, le coronavirus, pour faire dérailler le mondialisme ». « Les patriotes français ne pourront pas rendre à Jeanne l'hommage populaire qui lui est dû », poursuit-il au son des cornemuses. « Sainte Jeanne, au secours », lance-t-il, dans ce qui semble être encore une allusion au coronavirus et qui rappelle son « Jeanne au secours » de 2015, à l'époque où il était en plein conflit avec sa fille.

Tous les premiers mai depuis 1988, le FN, puis RN rend hommage à Jeanne d'Arc. C'est la première fois que Jean-Marie Le Pen ne peut participer à cette manifestation.

(Avec AFP)

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.