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Coronavirus; des mesures de protection qui pèsent sur la facture des coiffeurs

Un salon de coiffure de Mulhouse, dans l'est de la France, le 11 mai 2020.
Un salon de coiffure de Mulhouse, dans l'est de la France, le 11 mai 2020. A man is having a haircut by a hairdresser, both wearing face ma
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Depuis le 11 mai, les coiffeurs peuvent de nouveau accueillir leurs clients. Mais c’est une réouverture sous conditions, avec des règles sanitaires strictes : protection du personnel, des clients, espacement à respecter… Ces aménagements ont un coût que tous les propriétaires ne peuvent pas assumer, et qui se répercute souvent sur le prix des prestations.

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Depuis sa réouverture, le salon parisien de Samia a des allures de laboratoire. Avant de passer sous les ciseaux d’un employé ganté et encharlotté, passage obligatoire par la case équipements : gel, masques, serviettes, peignoirs jetables. Tout est fourni moyennant 5 euros supplémentaires. Une augmentation provisoire et raisonnable, estime la gérante : « Cela a été calculé par des grosses boîtes comme L’Oréal, explique-t-elle. Ça reste le juste prix. Il n’y a personne qui râle. Ils comprennent que c’est pour leur protection et on n’a absolument aucun problème ici. »

Plus problématique, il y a les coiffeurs qui en profitent pour abuser et augmenter de 15, voire 20 euros, et ceux qui n’ont rien changé, ni les prix ni les règles.

« Jen’ai pas les moyens d’acheter des blouses jetables »

Patron d’un salon en banlieue parisienne, Tony n’a pas vraiment eu le choix. « Je n‘ai pas travaillé pendant huit semaines, témoigne-t-il. Le peu d’argent que j’avais mis de côté, ça nous a servi à manger pendant huit semaines, moi, ma femme et mon fils. Malheureusement, je n’ai pas les moyens d’acheter des blouses jetables, je n’ai pas les moyens d’acheter tout ce qu’il faut. Après, il faut qu’on ait les deux mètres, mais c’est un petit salon. Il y a 12 mètres carrés, comment voulez-vous qu’on fasse ? »

Pour limiter les risques, Tony a prévu quelques aménagements de fortune : portes ouvertes et masque au visage, quand le client lui demande. « Ils demandent les modalités aux salons, moi je leur dis qu’ils font comme ils veulent. On s’arrange avec le client », affirme-t-il.

Risques

Des petits arrangements sans conséquence pour l’instant. Son salon a fait le plein à la réouverture. Mais Tony sait aussi qu’il risque gros.  À Paris, la préfecture a déjà ordonné la fermeture de plusieurs établissements pour non-respect des règles sanitaires.

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