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Renault lance des négociations en vue d’un plan d’économie de 2 milliards d’euros

Un représentant syndical de FO se tient devant l'usine de Sandouville de Renault, le 22 mai 2020, à sa réouverture après les mesures de confinement dues au coronavirus.
Un représentant syndical de FO se tient devant l'usine de Sandouville de Renault, le 22 mai 2020, à sa réouverture après les mesures de confinement dues au coronavirus. LOU BENOIST / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 min

Quatre jours de réunions séparées entre la direction de Renault et ses syndicats débutent ce lundi 25 mai, où le PDG Jean-Dominique Senard doit dévoiler un plan d’économie de 2 milliards d’euros, annoncé en février. En plus de la crise sanitaire qui a plombé ses ventes, le constructeur automobile ne s’est pas remis des déboires de Carlos Ghosn, actuellement réfugié au Liban, qui avait hissé l’alliance avec Nissan à la première place mondiale en 2017.

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Les réunions entre la direction de Renault et ses syndicats s’annoncent houleuses. Lancée dans une course au volume, la marque au losange devrait réduire sa capacité de production pour économiser 2 milliards d’euros en trois ans.

Selon l’hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné, cela pourrait passer par la fermeture de quatre usines en France : celle de Flins, de Dieppe, de Choisy-le-Roi ou encore Fonderie de Bretagne, à Caudan.

Vendredi 22 mai, le ministre de l’Économie s’était opposé à toute fermeture, menaçant même de ne pas signer le prêt de cinq milliards d’euros garanti par l’État, si le constructeur ne s’engageait pas à maintenir les emplois en France et à développer sa stratégie environnementale.

Mais Bruno Le Maire a précisé sa position lors d’un entretien à BFMTV ce lundi 25 mai, affirmant que le gouvernement français n'exige pas de Renault qu'il ne ferme aucun site en échange d'un prêt garanti par l'État. « Bien sûr que nous serons attentifs à chaque emploi, mais nous voulons laisser la possibilité à Renault d'adapter son outil de production », a déclaré le ministre, qui a ajouté que l'accord avec le constructeur sur le prêt garanti n'était toujours pas conclu.

En février, le tandem franco-japonais avait annoncé une perte annuelle de 141 millions d’euros. Selon le journal Les Echos, l’alliance devait fabriquer 14 millions de véhicules par an pour un marché, qui en 2022 devait tourner autour de 100 millions de voitures vendues. Mais avec la crise sanitaire et la chute de la demande mondiale, ces objectifs ne seront pas atteints.

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