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Coronavirus: près de 500 000 emplois détruits en France au premier trimestre

Hall du marché de Rungis, 15 mai 2020 (photo d'illustration).
Hall du marché de Rungis, 15 mai 2020 (photo d'illustration). REUTERS/Benoit Tessier
Texte par : RFI Suivre
2 min

La France mesure les premiers effets du coronavirus sur l'emploi. Selon les chiffres de l'Insee publiés ce jeudi 11 juin, la France, outre-mer inclus, a perdu près d'un demi-million d'emplois au premier trimestre 2020. Une baisse provoquée en grande partie par l'effondrement de l'intérim dû au confinement.

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Les chiffres sont vertigineux : 497 000 emplois dans le privé et 4 900 dans la fonction publique, soit un peu plus d'un demi-million d'emplois ont été détruits durant le premier trimestre de cette année 2020. Cette forte baisse est due à la chute historique de l'emploi intérimaire, qui a reculé de 40% sous l'effet du confinement. Par comparaison, lors de la crise financière de 2008, l’intérim avait  baissé de près de 14% au dernier trimestre de l'année puis de 13% au premier trimestre 2009.

La destruction d'emplois concerne tous les secteurs mais la construction, l'industrie ainsi que l'hébergement et la restauration sont les plus touchés. Selon l'institut de la statistique, l'emploi salarié est revenu à son plus bas niveau depuis le quatrième trimestre 2017.

Avec un peu plus de 500 000 emplois perdus au premier trimestre 2020, le nombre de destructions d'emplois s'avère plus important que le chiffre provisoire publié par l'Insee le 7 mai dernier, faisant état d'une perte de 453 800 emplois. Et il est fort probable que les chiffres du second trimestre seront encore plus mauvais car c'est la période où le confinement a été le plus long.

Bruno Lemaire prône un retour à la « normale »

Le ministre de l'Économie et des Finances, interrogé sur LCI, a souhaité que l'activité économique reprenne plus rapidement et retourne à la normale dès cet été dans tous les secteurs à quelques exceptions près.

Bruno Le Maire s'est également dit « ouvert à toutes les solutions », notamment à la distribution de chèques, qui permettraient de soutenir les Français les plus « fragilisés » par la crise sanitaire.

Il a en revanche écarté toute mesure « très générale » comme une baisse de la TVA, une option retenue par l'Allemagne pour favoriser un retour rapide de la consommation. Pour l'heure, la France a prévu une aide financière pour les ménages modestes et les jeunes précaires. La prime pour le recrutement d'un apprenti devrait aussi être élargie.
 

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