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Condamnation de François Fillon: l'embarras des Républicains

Le couple Fillon au palais de justice, le 29 juin 2020. L'ancien Premier ministre a été condamné à 5 ans de prison dont 2 ferme dans une affaire d'emplois fictifs.
Le couple Fillon au palais de justice, le 29 juin 2020. L'ancien Premier ministre a été condamné à 5 ans de prison dont 2 ferme dans une affaire d'emplois fictifs. REUTERS/Gonzalo Fuentes
Texte par : RFI Suivre
2 min

Trois ans après l’affaire des emplois fictifs qui avait défrayé la chronique lors de la présidentielle, François Fillon a été condamné hier lundi à cinq ans de prison dont deux ans ferme. Le tribunal correctionnel de Paris a fustigé le « manquement au devoir de probité et d’exemplarité » de l’ancien Premier ministre dont l’épouse a elle, écopé de trois ans avec sursis. Un verdict qui a provoqué la stupéfaction dans le parti Les Républicains. Pourtant François Fillon est l’homme qui coulé la droite…

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Officiellement, on ne lâche pas l’ancien candidat de la droite à la présidentielle 2017, hier parangon d’exemplarité et aujourd'hui condamné à de la prison ferme pour détournement de fonds publics. François Fillon, faut-il le rappeler un temps donné favori avant de priver la droite d’une place au second tour. Une première et surtout le début d’une descente aux enfers pour le parti, analyse Anne Soetmondt du service politique de RFI.

À lire aussi Soupçons d'emplois fictifs: François Fillon condamné à 5 ans de prison dont deux ferme

Parmi les premiers à réagir lundi, l’actuel patron des LR, Christian Jacob qui a immédiatement fait part de son soutien amical, évoquant avec la sévérité de la décision.

Dans le viseur des soutiens de l’ancien Premier ministre, un parquet national financier qui aurait instruit avec des visées politiques. Pour le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, « la déflagration de cette condamnation est destinée à couvrir le bruit des révélations sur une procédure entièrement à charge ». Une allusion aux révélations de ces dernières semaines sur le rapport entre le pouvoir et le PNF, et pas seulement dans l’affaire Fillon.

Fervent soutien de François Fillon, le député Eric Ciotti doit même déposer une proposition de loi visant à supprimer le PNF.

Dans la jeune gardebruno retailleau twitter

 à droite, on insiste en revanche sur une page qui, enfin, peut se tourner. « On se serait bien passé de l’appel », résume un député.

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