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Les communes françaises incitées à donner à leurs rues des noms de soldats africains

La secrétaire d'Etat après de la ministre des Armées Geneviève Darrieussecq lors des commémorations de l'appel du 18 juin à Suresnes.
La secrétaire d'Etat après de la ministre des Armées Geneviève Darrieussecq lors des commémorations de l'appel du 18 juin à Suresnes. Charles Platiau/Pool via AP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Des communes pourraient bientôt rendre hommage aux soldats africains de la Seconde Guerre mondiale, en donnant à leurs rues des noms de combattants morts pour la France venus des anciennes colonies. C'est en tout cas l'objectif d’un livret qui recense les parcours de 100 combattants de la Seconde Guerre mondiale issus des colonies.

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Alors que certains appellent à déboulonner les statues de personnages qui ont contribué à la colonisation, Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, a remis ce mercredi 1er juillet à un groupe de parlementaires un livret intitulé Aux combattants d’Afrique, la patrie reconnaissante.

L’idée est de faciliter la réflexion des maires en leur donnant la biographie d'une centaine de combattants d'Afrique afin qu'ils puissent « contextualiser, savoir où ces soldats se sont retrouvés en France, savoir aussi de quels pays ils venaient et de faire le lien avec leur territoire ». 

Des soldats de l'Empire colonial français

L'ouvrage ne se veut pas exhaustif et comprend un tri par régions. Les 100 soldats mentionnés dans le livret proviennent de l'empire colonial français en Afrique, avec une grande représentation des Sénégalais, mais aussi des combattants d'Afrique du Nord. Des centaines de milliers de soldats africains ont été mobilisés pendant la Seconde Guerre mondiale. 

Cette initiative intervient à un moment où le débat sur la représentativité des Noirs dans la société française est particulièrement vif, après la mort de George Floyd aux États-Unis, le 25 mai dernier. Dans le sillage des manifestations antiracistes dans le monde, les monuments et statues liés à l'histoire coloniale française se trouvent à nouveau au centre d'une polémique mémorielle.

La secrétaire d’État Geneviève Darrieussecq estime pour sa part qu’on ne refait pas l'histoire même si elle comporte une part de tragique. Elle préfère apporter une réponse pédagogique. « Plutôt que de déboulonner, je vous propose de construire. Plutôt que de dénommer, je propose de nommer », a-t-elle expliqué. C’est là tout l’objectif de l’ouvrage. 

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