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«Ségur de la santé»: les personnels maintiennent la pression sur le gouvernement

«Blouses blanches et colère noire»: les personnels de santé ont encore manifesté ce 30 juin, ici à Paris, à quelques jours de la fin de la concertation du «Ségur de la santé» du gouvernement.
«Blouses blanches et colère noire»: les personnels de santé ont encore manifesté ce 30 juin, ici à Paris, à quelques jours de la fin de la concertation du «Ségur de la santé» du gouvernement. REUTERS/Charles Platiau
Texte par : RFI Suivre
3 min

Après le succès de leur mobilisation du 16 juin et à quelques jours de la clôture du « Ségur de la santé », les personnels hospitaliers ont manifesté dans des dizaines de villes ce mardi 30 juin, pour obtenir davantage que les 6,3 milliards d'euros déjà mis sur la table par le gouvernement.

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Ils étaient moins nombreux ce mardi que le 16 juin dernier où entre 100 000 et 180 000 personnes avaient battu le pavé - il y avait aussi moins de rassemblements prévus-, mais pas moins déterminés...  

Derniers rassemblements dans plusieurs villes en France, avant la fin de la concertation du «Ségur de la santé»: ici le 30 juin à Nice.
Derniers rassemblements dans plusieurs villes en France, avant la fin de la concertation du «Ségur de la santé»: ici le 30 juin à Nice. REUTERS/Eric Gaillard

Pour cet infirmier syndicaliste, 6,3 milliards d'euros (c'est l'enveloppe annoncée par le gouvernement) à partager entre le public et le privé ne sont pas suffisants quand  les soignants réclament une augmentation générale des salaires de 300 euros de plus par mois. « Il faut 6,8 milliards, rien que pour le public pour arriver à 300 euros de plus par agent parce que l'État en tant qu'employeur paie aussi des charges qu'il faut ajouter ! Quand l'État met un milliard sur la table, ce n'est pas un milliard qui entre dans les poches des personnels ! », explique-t-il à Laurence Théault, du service France de RFI. Rien que pour l'augmentation générale de 300 euros nets par mois revendiquée par tous les syndicats, il en coûterait près de 7 milliards, selon le secrétaire général de FO-Santé, Didier Birig.

Masque en forme de filtre à café qui recouvre le nez et la bouche, Nassima Hamoroux, est agente administrative dans un hôpital de l’Essonne. Ces milliards annoncés la dépassent un peu. Ce qu'elle voit, c'est ce qui tombe à la fin du mois : « Moi ça fait 34 ans que je travaille à l'hôpital, je suis à 1300 euros... », nous raconte-t-elle.

Les conditions de travail, le manque de personnel font partie des revendications. Pas d'entonnoir sur le nez, mais un masque chirurgical fixé comme un chapeau sur  la tête, Louis Rios est infirmier en psychiatrie. Lui, il déplore la fermeture de lits. « En psychiatrie il faut quoi : un bureau, un lit, une chaise, des traitements.... on n'a pas besoin de beaucoup de moyens technologiques, malgré ça, on ferme les lits ! »

Fin de la concertation ce vendredi 

Lancé fin mai pour concrétiser le « plan massif d'investissement et de revalorisation» promis par Emmanuel Macron, le « Ségur de la santé » était censé répondre à ces revendications. Mais les enveloppes proposées par le ministre de la Santé, Olivier Véran (300 millions pour les médecins hospitaliers, 6 milliards pour les personnels soignants non médicaux), sont très loin des espoirs soulevés par cette concertation alors que les personnels de santé des établissements publics manifestent depuis plus d'un an pour obtenir une amélioration de leurs conditions de travail. 

La concertation doit s'achever ce vendredi, par une ultime réunion sous l'égide de l'ancienne dirigeante de la CFDT, Nicole Notat. Le chef de l'État pourrait ensuite annoncer lui-même ses arbitrages la semaine prochaine, précise l'Agence France presse. Interrogé sur une possible rallonge budgétaire, le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire a assuré ce mardi que le gouvernement serait « au rendez-vous », sans toutefois avancer de chiffre. 

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