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Emmanuel Macron dévoile les grandes lignes de la fin de son quinquennat

Le président français Emmanuel Macron, ici à l'Elysée le 22 juin 2020.
Le président français Emmanuel Macron, ici à l'Elysée le 22 juin 2020. Christophe PETIT TESSON / POOL / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Dans un entretien accordé ce jeudi 2 juillet à la presse régionale, Emmanuel Macron a détaillé ses priorités pour « la reconstruction économique, sociale et environnementale » du pays, tout en annonçant une rentrée « très dure ».

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Emmanuel Macron veut renouer avec les Français, analyse Valérie Gas, du service politique de RFI, les entraîner derrière lui sur son « nouveau chemin ». C’est le chemin qui va le mener jusqu’en 2022 même si, dans cette interview, Emmanuel Macron affirme qu’il n’a pas « le droit de faire des calculs pour lui-même ». Il a donc choisi le canal des journaux qui sont au plus près de leurs préoccupations. Et le président de la République ne promet pas des jours heureux. Les Français doivent se préparer à une rentrée « très dure », avertit-il.

Dans cette interview à la presse régionale, le président français dessine également les grandes lignes de sa stratégie pour les deux dernières années de son quinquennat qui doit s'achever au printemps 2022. « La relance de l'économie, la poursuite de la refondation de notre protection sociale et de l'environnement, le rétablissement d'un ordre républicain juste, la défense de la souveraineté européenne », seront dans la feuille de route du gouvernement.

Relancer la réforme des retraites

Le chef de l'État ne fait pas table rase du début du quinquennat. Pour lui, le cap de 2017 reste « vrai ». Il exclut d’abandonner la réforme des retraites, mais accepte l’idée de la transformer, et souhaite la reprise des négociations avec les partenaires sociaux dès cet été. Il se dit favorable à un allongement de la durée des cotisations, un paramètre jusqu'ici écarté. « Cette réforme ne peut pas être reprise de manière inchangée à la sortie de crise, mais la question du nombre d'années pendant lesquelles nous cotisons demeure posée », dit-il, estimant que la France ne peut rester « un des pays où on travaille le moins tout au long de la vie en Europe ». Quant au maintien ou non de l'âge pivot à 64 ans, cher au Premier ministre Édouard Philippe, le président répond être « ouvert à ce que (la réforme) soit transformée ».

L'été s'annonce chargé avec aussi une grande conférence des territoires pour mieux associer les élus locaux dans une démarche pragmatique.

Emmanuel Macron se félicite également de la relation bâtie avec la chancelière allemande Angela Merkel qui a abouti à la proposition d'un plan de relance de 750 milliards d'euros au niveau européen, en réponse à la crise du coronavirus. « Nous avons travaillé d'arrache-pied pendant plusieurs semaines avec Angela Merkel de manière confidentielle pour bâtir un accord franco-allemand qui reconnaît que la zone euro et le marché européen peuvent s'effondrer avec cette crise. On accepte ensemble d'émettre de la dette », rappelle-t-il.

Ce plan doit toutefois être validé à l'unanimité par les 27 pays de l'UE. Il suscite des réserves dans au moins quatre d'entre eux, surnommés les « frugaux » : Pays-Bas, Autriche, Suède et Danemark.

« Une nouvelle équipe »

Emmanuel Macron confirme également le remaniement attendu après les élections municipales. « J'aurais à faire des choix pour conduire le nouveau chemin. Ce sont de nouveaux objectifs d'indépendance, de reconstruction, de réconciliation et de nouvelles méthodes à mettre en oeuvre. Derrière, il y aura une nouvelle équipe », affirme-t-il, sans toutefois la dévoiler, « de nouveaux visages et de nouveaux talents ». 

Voilà qui n’a pas dû rassurer les ministres en place, et notamment  le Premier d’entre eux, Édouard Philippe. Le président reste évasif quant au maintien à la tête de ce nouveau gouvernement de son Premier ministre, en poste depuis son élection en 2017. « Depuis trois ans à mes côtés, il mène avec les gouvernements successifs un travail remarquable et nous avons conduit des réformes importantes, historiques, dans des circonstances souvent très difficiles », souligne-t-il. Emmanuel Macron vante leur relation de « confiance » mais sans parler de son avenir à Matignon. Le président veut rester maître de l’enchaînement des séquences…

(et avec AFP)

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