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Coronavirus: Philippe, Buzyn et Véran visés par une enquête sur la gestion de l'épidémie

Edouard  Philippe et Olivier Véran à Paris le 25 mai 2020.
Edouard Philippe et Olivier Véran à Paris le 25 mai 2020. AP Photo/Michel Euler, Pool
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Une information judiciaire va être ouverte Cour de justice de la République à la suite de dizaines de plaintes déposées par des particuliers qui accusent l'ex-Premier ministre et les deux anciens ministres de la Santé de ne pas avoir fait ce qu'il fallait pour protéger les Français.

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Une première enquête judiciaire avait déjà été ouverte il y a un mois à la suite de plaintes de particuliers. Menée par le parquet de Paris, elle vise les responsables de l'administration sanitaire, comme le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.

Cette fois, ce sont Edouard Philippe, Agnès Buzyn et Olivier Véran qui sont concernés, à savoir le Premier ministre et les ministres de la Santé qui étaient en poste au moment de la crise. C'est donc la Cour de justice de la République qui est désormais à la manœuvre.

90 plaintes, neuf jugées recevables

Au total, 90 plaintes ont été reçues à ce jour par la CJR, seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement pour les actions menées dans l'exercice de leur fonction, et 53 d'entre elles ont été examinées. Elle en a jugé neuf recevables qu'elle a décidé de regrouper. Sa Commission d'instruction va donc désormais enquêter pour « abstention de combattre un sinistre ».

Les plaintes à la CJR avaient commencé à être déposées quelques jours après le début du confinement mi-mars. Elles émanent de particuliers, de médecins, d'associations, ou encore de détenus. Les plaignants dénonçaient, selon les cas, des faits de « mise en danger de la vie d'autrui », « homicide involontaire », « non-assistance à personne en danger » ou abstention de prendre à temps des mesures pour endiguer la pandémie.

Emmanuel Macron pas inquiété

Hasard du calendrier, l'annonce de l'ouverture de cette enquête coincide avec le départ d'Edouard Philippe de Matignon. L'ancien Premier ministre assure néanmoins qu'il apportera toutes les réponses nécessaires aux enquêteurs.

Emmanuel Macron n'est quant à lui pas inquiété. Le chef de l'Etat ne peut en effet pas être poursuivi pénalement pour les actes réalisés durant son mandat.

(Avec AFP)

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