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Gérald Darmanin à l'Intérieur, le pari d'Emmanuel Macron

Gérald Darmanin, le nouveau ministre de l'Intérieur. Ici, à l'Élysée le 24 janvier 2020, lorsqu'il était ministre des Comptes publics.
Gérald Darmanin, le nouveau ministre de l'Intérieur. Ici, à l'Élysée le 24 janvier 2020, lorsqu'il était ministre des Comptes publics. REUTERS/Charles Platiau
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Gérald Darmanin quitte les Comptes publics pour l'Intérieur, où il remplace Christophe Castaner. C'est l'une des principales annonces du nouveau gouvernement français présenté lundi. Celui qui est aussi maire de Tourcoing devra notamment reprendre le dossier brûlant des violences policières.

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37 ans, c'est extrêmement jeune pour un ministre de l'Intérieur et c'est d'ailleurs le poste que Gérald Darmanin convoitait. Il a donc eu ce qu'il voulait. Jusqu'au dernier moment une incertitude demeurait sur le nom du ministre de l'Intérieur : on parlait de Jean-Michel Blanquer ou de Gérald Darmanin. Ce dernier avait, dit-on, la préférence du Premier ministre Jean Castex, mais pas forcément celle du président.

Il faut dire que Jean Castex et Gérald Darmanin sont issus de la même famille politique, à savoir, Les Républicains. En nommant Gérald Darmanin, un proche de Nicolas Sarkozy ministre de l'Intérieur, Emmanuel Macron a donc dû s'assurer de son entière loyauté à La République en marche. Car ministre de l'Intérieur, c'est bien sûr la police, mais aussi les cultes et la carte électorale, et une réforme électorale pourrait d'ailleurs voir le jour avant les prochaines élections législatives. C'est donc un poste-clef.

Et puis bien sûr c'est à Gérald Darmanin que reviendra la gestion du dossier brûlant des violences et du racisme dans la police. Gérald Darmanin qui devrait jouer sur une ligne d'autorité plus forte que celle de Christophe Castaner.

En visite dans un commissariat de la Courneuve dimanche, le Premier ministre Jean Castex a d'ailleurs assuré aux forces de l'ordre qu'elles pourraient compter sur un soutien et une reconnaissance sans faille du gouvernement. Dont acte pour Gérald Darmanin.

Réaction à cette nomination de Thierry Clair, de l'UNSA Police :

Ce que l'on attend du ministre de l'Intérieur en tout cas ce sont des mots et des actes de soutien. La police a vécu des moments difficiles : en 2015, par rapport aux actes terroristes, puis avec les gilets jaunes, le dénigrement dont nos collègues ont fait l'objet depuis plusieurs semaines. [...] Cette campagne de dénigrement très importante a été très mal vécue par nos collègues - il y a une colère de l'ensemble des policiers -, il faut y mettre un terme

Thierry Clair (UNSA Police)

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