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France: reçus par Jean Castex, les partenaires sociaux donnent la priorité à l’emploi

Le Premier ministre, Jean Castex (c.), et la ministre du Travail, Elisabeth Borne, rencontrant Laurent Berger, le 9 juillet 2020, à Matignon.
Le Premier ministre, Jean Castex (c.), et la ministre du Travail, Elisabeth Borne, rencontrant Laurent Berger, le 9 juillet 2020, à Matignon. Anne-Christine Poujoulat / AFP
Texte par : David Baché
3 mn

Le nouveau Premier ministre reçoit durant deux jours les partenaires sociaux. Organisations syndicales et patronales ont déjà commencé à se succéder à Matignon ce jeudi. Plan de relance, réforme des retraites... les sujets ne manquent pas.

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Pour cette première rencontre, les partenaires sociaux ressortent plutôt satisfaits. La première impression donnée par Jean Castex à ses interlocuteurs est apparemment bonne. « Changement d’homme, changement de style », dit Laurent Berger de la CFDT, une manière de souligner, en taclant au passage l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, la qualité d’écoute du nouveau chef du gouvernement.

« On a eu une réunion très franche, très ouverte. Il nous a dit vouloir vraiment discuter avec les partenaires sociaux. Et ensuite, il nous a dit le sujet principal [de l'entrevue], qui a été clairement le sujet de l’emploi. On a redit qu’on souhaitait un plan de relance qui soit annoncé à la fin août-début septembre [et] qu’on voulait y participer. On lui a fait des propositions en termes d'emploi des jeunes, et liées à la transition écologique », raconte le secrétaire général de la CFDT au micro de RFI.

Yves Veyrier, de Force ouvrière (FO), exprime sa satisfaction d'avoir été reçu aussi vite à Matignon, et surtout d’avoir pu dire à Jean Castex tout ce qu’il avait à dire, sur tous les dossiers. « Évidemment que c’est bon signe que le Premier ministre, dans ses premiers pas, nous invite à échanger sur les dossiers du moment et en particulier dans une situation de crise. Maintenant, on va voir ce que seront les politiques mises en œuvre. C’est une autre affaire », relativise le secrétaire général de FO. Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Mouvement des entreprises de France (Medef), a trouvé de son côté Jean Castex « chaleureux, franc et direct », un peu « rugbyman », car ne s’embarrassant « pas de préliminaires ».

Mais ce sentiment enthousiaste et unanime est relativisé de manière tout aussi unanime : l’important, c’est le fond, et là-dessus, il est encore trop tôt pour juger. Pour le moment, il s’agit surtout de méthode, même si c’est vrai, les sujets ne manquent pas : assurance-chômage, dépendance, santé au travail et surtout emploi.

Priorité à l’emploi, pas aux retraites pour les syndicats

« Très clairement, le climat a été un climat d’écoute, d’échange. Après, sur le fond, je suis incapable de vous dire ce qu’il en sortira. Ce qu’il en sortira, c’est clairement une question de méthode et après, il faudra, évidemment, s’attaquer au fond. Il y a urgence sur la question de l’emploi », poursuit Laurent Berger.

Les partenaires sociaux et la CFDT en tête le martèlent : la priorité, l’urgence, c’est ça. Pour eux, c’est par là qu’il faut envisager la relance de l’économie post-coronavirus. Les syndicats insistant surtout sur la défense des salaires, et le patronat plutôt sur les embauches et la nécessité de faire repartir les entreprises.

« Moi, j’ai insisté sur l’urgence d’annoncer et surtout de mettre en place le plan de relance. À l’inverse, ce qu’on ne veut pas, c’est qu’il y ait une annonce fin août-début septembre, un vote au Parlement en octobre, pour une entrée effective en 2021. Donc, j’ai insisté sur le caractère d’urgence, d’autant plus que l’économie repart plus fort que ce que certains avaient pu imaginer », explique Geoffroy Roux de Bézieux, du Medef.

Quant à la réforme des retraites, ils l’ont également tous redit : ce n’est pas le moment. Aucune organisation, ni syndicale, ni patronale, ne souhaite rouvrir ce dossier sensible pour le moment. Alors le défilé continuera demain, vendredi. Puis syndicats et patronat seront à nouveau reçus, dans huit jours : c’est à ce moment-là que le Premier ministre précisera l’agenda social de l’été et des mois à venir.

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