Coronavirus: comment la crise sanitaire bouleverse l'expatriation

Contrôle de sécurité pour les passagers étrangers à l'aéroport international Jose Marti à La Havane, le 3 juillet 2020.
Contrôle de sécurité pour les passagers étrangers à l'aéroport international Jose Marti à La Havane, le 3 juillet 2020. ADALBERTO ROQUE / AFP

Si l'expatriation reste toujours une expérience professionnelle attractive, les entreprises pourraient y avoir recours moins souvent qu'avant. C'est l'un des enseignements du baromètre de l'expatriation présenté par Expat Communication, le spécialiste de l'accompagnement des collaborateurs expatriés et de leur famille.

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Deux millions de Français vivent et travaillent hors de France. D'autres y songent peut-être, mais appréhendent les conséquences de la crise, estime Sylvia O'Higgins, responsable expatriation chez ADEO, l'enseigne de bricolage.

« Les managers aujourd'hui imaginent que leur rôle va être simplifié, analyse-t-elle, interrogée par Agnieszka Kumor,du service Economie de RFI. Ils se disent : "Je n'envoie plus toute une famille en Russie, par exemple. Je vais demander à mon collaborateur de travailler depuis son pays d'origine." Le modèle d'expatriation va évoluer pour répondre aux besoins des entreprises. Il y aura peut-être une baisse de volume dans l'immédiat. L'entreprise doit trouver d'autres solutions innovantes. »

La France attire toujours les investisseurs étrangers

Dans le sens inverse, l'Hexagone continue de séduire. Bon nombre d'entreprises étrangères pensent y envoyer leurs collaborateurs.

« Nous avons contacté 500 entreprises à capitalisation majoritairement étrangère implantées en France, explique Lionel Grotto, directeur général de l'agence Choose Paris Région. Et 65 % d'entre elles anticipent un développement de leur activité au cours du second semestre. Les secteurs concernés sont notamment le numérique au sens large - le logiciel, services, infrastructures, télécommunications -, la santé mais aussi tout le secteur des mobilités douces, des éco-activités. On pense qu'à la fois la crise va perdurer au-delà de la rentrée pour certaines entreprises, mais que d'autres sont dans des dynamiques positives. »

L'enjeu pour la France : rester la première destination pour les investisseurs étrangers en Europe.

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