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Face à des accusations d’agressions et de harcèlement, Ubisoft remanie sa direction

Le siège de Ubisoft à Montréal.
Le siège de Ubisoft à Montréal. Clement Sabourin / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le PDG de l'éditeur de jeux vidéo français, Yves Guillemot, promet dans un communiqué diffusé dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 juillet des « changements majeurs dans la culture d'entreprise ».

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Face à un scandale touchant plusieurs studios de par le monde, le géant du jeu vidéo Ubisoft fait le ménage dans ses rangs. Les départs du numéro deux, de la DRH et du chef de l'unité canadienne font suite à un examen interne qu'Ubisoft a mené après une série de plaintes sur les comportements déplacés constatés au sein de l'entreprise.

Certains témoignages anonymes d’employés relatent des accusations d’agressions et de harcèlement. Une ex-employée dénonçait qu'un collègue lui avait demandé une fellation lors d'une soirée alors qu'elle travaillait encore à son bureau, d'autres relataient qu’un directeur créatif du studio de Montréal avait « léché le visage » d'une collaboratrice lors d'une fête d'entreprise.

Dans un communiqué publié dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12, le PDG du groupe a fait son mea culpa : « Ubisoft n'a pas été en mesure de garantir à ses collaborateurs un environnement de travail sûr et inclusif. » 

« Ce n'est pas acceptable. Tout comportement toxique est en opposition totale avec les valeurs avec lesquelles je n'ai jamais transigé et avec lesquelles je ne transigerai pas », a affirmé le dirigeant, Yves Guillemot, promettant également « des changements majeurs de culture d'entreprise ».

Des témoignages dans le monde entier

Cette affaire fait suite à de nombreux témoignages d'employés ou d'ex-employés apparus sur les réseaux sociaux. Relatés par le quotidien Libération, ils visaient des cadres des studios de Toronto et Montréal, mais aussi au Brésil, en Bulgarie et aux États-Unis. Des faits remontant parfois à plusieurs années et ayant pour motif des agressions sexuelles ou le harcèlement moral subis par les collaborateurs.

Troisième éditeur mondial indépendant de jeux vidéo qui compte parmi ses réussites les séries « Assassin's Creed », « Far Cry », « Rayman » ou encore « The Crew » a vu ses profits s'effondrer de 14% sur un an à cause de la crise du Covid-19, malgré une hausse de la pratique des jeux vidéo constatée lors du confinement.

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