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La journaliste Claire Hédon, un nouveau visage pour une Défenseure des droits

Directrice des programme de RFI et présidente d'ATD Quart monde depuis 2015, Claire Hédon est la nouvelle Défenseure des droits.
Directrice des programme de RFI et présidente d'ATD Quart monde depuis 2015, Claire Hédon est la nouvelle Défenseure des droits. LUDOVIC MARIN / AFP
Texte par : Sylvie Koffi
2 mn

Après un grand oral réussi et soumis au vote devant les deux assemblées, la commission des Lois de l'Assemblée nationale a entériné la nomination de Claire Hédon sur proposition de l’Élysée en qualité de Défenseure des droits.

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Claire Hédon, 57 ans, a démarré sa carrière professionnelle en tant que journaliste à Radio France Internationale. Actuellement directrice des programmes au sein de la radio mondiale, elle a présenté plusieurs magazines notamment sur les migrations et plus récemment une quotidienne pendant 14 ans, Priorité santé, sur les questions de santé. Depuis 2015, elle préside aussi ATD Quart Monde.

C'est au sein de cette association qui lutte contre l'extrême pauvreté qu'elle a pris conscience des inégalités. Cette journaliste engagée, de terrain, et très déterminée comme elle le dit elle-même, a été confrontée à tous les types de discriminations. Aussi bien dans sa vie de militante associative que professionnelle en tant que journaliste.

Un parcours sans faute

Ce parcours sans faute semble tout à fait logique pour Claire Hédon. Et aujourd'hui, la nomination de la nouvelle Défenseure des droits permet de mettre un visage sur cette autorité administrative qui est encore méconnue du grand public.

En effet, cette institution indépendante de l'Etat a été créée en 2011. Inscrite dans la Constitution, elle s'est vue confier deux missions : défendre les personnes dont les droits ne sont pas respectés et permettre l'égalité de tous et toutes dans l'accès aux droits.

Tout citoyen et même toute personne morale, une entreprise ou une association, peut saisir le Défenseur des droits s’il pense être victime de discrimination dans l'accès à l'emploi ou au logement, par exemple. Le Défenseur des droits peut aussi être saisi pour dénoncer le non-respect de certaines règles par un représentant de l'ordre public, comme la police ou la gendarmerie.

On se souvient que Jacques Toubon avait réalisé de nombreuses enquêtes et émis plusieurs avis sur l'attitude et le comportement des forces de l'ordre contre les minorités. L'un de ses derniers rapports avait fait ce constat : « Les jeunes hommes perçus comme Noirs ou Arabes ont 20 fois plus de risques d'être contrôlés par la police que les autres ».

Venir à bout des inégalités

Claire Hédon veut venir à bout des inégalités. La période du Covid-19 et du confinement a encore renforcé sa conscience des difficultés et des inégalités auxquelles une partie de la population est confrontée.

Redonner de la confiance en cette institution, Claire Hédon va donc s'y atteler. Nommée pour 6 ans, elle sera la première femme à occuper cette fonction de Défenseur des droits, où elle succède à deux hommes politiques, deux ministres : Dominique Baudis et Jacques Toubon.

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