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Reportage

France: le port du masque bientôt obligatoire inquiète les commerçants

Des couturières confectionnent des masques «grand public» dans un atelier de Cannes le 8 avril 2020.
Des couturières confectionnent des masques «grand public» dans un atelier de Cannes le 8 avril 2020. REUTERS/Eric Gaillard
Texte par : David Baché
2 mn

En France, le Premier ministre Jean Castex a confirmé ce mercredi que le port du masque serait rendu obligatoire dans « les commerces et les lieux recevant du public » à partir du 1er août. Une annonce faite la veille par le président Emmanuel Macron. Et peut-être même avant cette date puisque le porte-parole du gouvernement a précisé vouloir aller « le plus rapidement possible » en raison de la légère reprise de la propagation du coronavirus. Déjà, l’inquiétude gagne les commerçants. Reportage à Paris.

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Sa clientèle revient au compte-gouttes et déjà il craint de la voir disparaître à nouveau. Hassan est maroquinier. Le masque obligatoire dans sa boutique, ça l’inquiète beaucoup.

« Généralement les gens ils viennent, ils rentrent, ils restent quelques minutes, ils partent, c'est vraiment du rapide, explique-t-il. Donc si dans ce laps de temps on leur demande d'essayer de mettre un masque, il est possible qu'ils abandonnent en fait, qu'ils ne viennent même plus dans le magasin, qu'ils laissent tomber. »

Vendeuse de pâtisseries orientales, Lydia est au contraire très favorable au port du masque obligatoire. « C'est pour la sécurité de tout le monde, c'est pour la sécurité du personnel aussi, estime-t-elle. Et cela la rassure : « On ne sait pas d'où les clients viennent donc c'est mieux qu'ils portent un masque. » Et selon elle, cela ne dissuade pas les clients de venir :  « C'est pour leur sécurité aussi, ce n'est pas juste pour la notre. »

À quelques rues de là, Amin, patron d’un bistrot parisien, pose à ses clients une question fondamentale. « Mais comment peut-on boire un café avec un masque ? Peut-être on va perdre la moitié des clients ». « Quand ce sera obligatoire je mettrai un masque, mais pour l'instant il n'y a rien d'obligatoire, alors je ne le mets pas. »

Un décret est en préparation qui doit fixer les modalités d’application de cette nouvelle règle, ainsi que le montant de l’amende en cas de non respect.

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