PMA pour toutes en France: la loi de bioéthique revient à l'Assemblée nationale

(Illustration) Le ministre de la Santé Olivier Véran devant l'Assemblée nationale à Paris, le 21 juillet 2020.
(Illustration) Le ministre de la Santé Olivier Véran devant l'Assemblée nationale à Paris, le 21 juillet 2020. Alain JOCARD / AFP

Le gouvernement a tenu à organiser le vote avant les vacances d'été des députés, alors que les débats ont été reportés plusieurs fois pour cause d'embouteillage parlementaire en pleine crise du Covid-19. Parmi les principales mesures de ce texte, l'extension de la PMA, la procréation médicalement assistée, aux couples de femmes et aux femmes célibataires. Lors du lancement de cette seconde lecture à l'Assemblée, le gouvernement a défendu son texte mais aussi son calendrier.

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Une poignée seulement de députés sont présents dans l'hémicyle. Les élus de l'opposition n'auront eu de cesse de le souligner, accusant le gouvernement d'organiser un débat en catimini, en plein cœur de l'été. Olivier Véran, le ministre de la Santé, dément : « C'est faux et la preuve, c'est que nous sommes là pour que le débat parlementaire ait lieu et qu'il ait bien lieu. »

Sur le fond, le garde de Sceaux rappelle que le texte légalise une situation déjà existante et que la Gestation pour autrui (GPA) reste une ligne rouge infranchissable. Mais pour la députée d'extrême droite, Emmanuelle Ménard, qui a défendu en vain une motion de rejet, le projet reste une menace pour la société.

« Est-ce juste de priver en l'espace d'un vote des milliers d'enfants de leur père pour les générations à venir ? interroge Emmanuelle Ménard. Résistez aux idéologies d'une poignée ! Et osez répondre à cette question en votre âme et conscience : qui suis-je pour infliger cela à un enfant ? »

2 300 amendements à examiner

Aussitôt, le ministre de la Santé, qui avait évoqué plus tôt le souvenir de la violence des débats sur le mariage pour tous en 2013, fait une mise au point : « L'humilité, c'est avant tout de savoir s'écouter. Nous sommes là pour nous écouter les uns les autres, en évitant les mots comme 'monstruosité'. Derrière chaque phrase que vous employez, il y a des familles qui écoutent, qui entendent et qui parfois souffrent de vos propos, Madame. »

D'ici vendredi 31 juillet, ce sont 2 300 amendements que les députés vont devoir examiner.

À écouter : Laurence Brunet, sur la modification de la loi sur la PMA: «C’est une avancée sociétale importante»

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