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France: le débat sur le projet de loi bioéthique affiche les divisions de la majorité

Le projet de loi de bioéthique créé des dissensions au sein de la majortié présidentielle à l'Assemblée nationale.
Le projet de loi de bioéthique créé des dissensions au sein de la majortié présidentielle à l'Assemblée nationale. Bertrand GUAY / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En France, c’est dans un contexte houleux que l’Assemblée nationale poursuit ses débats sur le projet de loi bioéthique qui ouvre la procréation médicalement assistée à toutes les femmes.

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Le gouvernement souhaite s’en tenir au texte adopté en première lecture en octobre 2019. Mais plusieurs élus veulent aller plus loin, par exemple en élargissant le diagnostic préimplantatoire à la recherche d'anomalies chromosomiques. Un bras de fer se joue donc entre le gouvernement et une partie de la majorité présidentielle.

Pour le nouveau Premier ministre Jean Castex, il faut surtout ne rien changer au compromis trouvé il y a neuf mois. « C'est un texte qui a été profondément concerté, qui a été profondément débattu, c'est un texte équilibré et je vous invite tous et toutes à ne pas vous éloigner de cet équilibre », a lancé le chef du gouvernement.

Pas de consignes de vote pour la majorité

Dans ces conditions, pourquoi continuer à débattre, s’agace l’ex-Marcheur Guillaume Chiche. « Quel mépris de la démocratie parlementaire. Nous avons deux lectures à l'Assemblée et et au Sénat, c'est pour que nous puissions, nous, les députés, nous forger des opinions, mener un débat d'idées, évoluer sur nos positions et enrichir les textes de lois pour qu'ils ne soient pas complétement hors-sol ».

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Peu importe l’opposition du gouvernement, plusieurs élus macronistes, comme Anne-Christine Lang, voteront des avancées supplémentaires comme l’élargissement du diagnostic pré-implantatoire. « C'est un échange d'arguments et le constat d'un désaccord qui, pour moi, touche vraiment à des questions extrêmement profondes et à un engagement de toute ma vie sur la question des droits des femmes », explique la députée de Paris.

Sur ce texte qui touche à l’intime, les élus de la majorité ne recevront pas de consigne de vote.

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