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Reportage

Le coronavirus prive Paris de ses touristes internationaux

Tous les sites touristiques de la capitale affichent des fréquentations en baisse.
Tous les sites touristiques de la capitale affichent des fréquentations en baisse. Thomas SAMSON / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La saison estivale est compliquée, partout en France. Et surtout pour les sites qui comptent sur les touristes internationaux, beaucoup moins nombreux cette année. C’est le cas de la première destination touristique mondiale : Paris.

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Chaque année, 60 à 70% des touristes qui visitent Paris sont des étrangers. Inutile donc d’attendre les chiffres de fréquentation de juillet pour savoir qu'ils seront catastrophiques. Il suffit de regarder autour de soi, d’écouter Riad Rizk, restaurateur dans le quartier de Saint Michel : « On est facilement à 35-40% [de clients] en moins. Là, on a un peu de l’espace Schengen et notamment des Hollandais et des Allemands. »

Mais la clientèle internationale, transatlantique, transcontinentale, elle, est absente. « Zéro. En tout cas, dans mes deux établissements, on n’a croisé aucun client de ce type. On sort de trois mois de confinement, avec 40% en moins sur le chiffre d'affaires, on ne se remettra jamais. »

« On n’a pas de réservation, on n’a rien… »

Le gouvernement va étendre le dispositif de chômage partiel dans le secteur touristique jusqu’au mois de décembre. Riad Rizk compte bien utiliser ce dispositif. « C’est certain ! C’est sûr qu’on ne pourra pas garder tous les employés avec une activité aussi réduite. »

Sur la Seine, l’activité des bateaux touristiques est également au ralenti. La balade sur les eaux parisiennes, un classique des séjours dans la capitale, est loin de battre son plein. « Au niveau de la rotation régulière, on est à peine à 40%, je dirais, et encore, estime Hervé Missud, capitaine du bateau « La guêpe buissonnière ». Au niveau de la restauration et des séminaires, c’est 10%. On n’a pas de réservation, on n’a rien. Quand on a vraiment le travail, on le prend, mais entre deux, c’est chômage partiel. »

Au musée du Louvre, on indique atteindre à peine un quart de la fréquentation habituelle pour les premières semaines de juillet. Les plus heureux sont les touristes qui sont venus quand même : plus que n’importe quelle autre année, Paris leur appartient.

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