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Air France: 2,6 milliards d'euros de perte au deuxième trimestre, l’État réaffirme son soutien

Une partie de la flotte d'Air France sur le tarmac de l'aéroport Charles De Gaulle à Roissy. Le 26 juin 2020.
Une partie de la flotte d'Air France sur le tarmac de l'aéroport Charles De Gaulle à Roissy. Le 26 juin 2020. REUTERS/Christian Hartmann
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au lendemain d'une perte massive annoncée par Air-France, l'État français a affiché un soutien sans faille à la compagnie nationale. Le groupe Air-France/KLM a perdu 2,6 milliards d'euros au deuxième trimestre. Des pertes accusées aussi par d'autres compagnies touchées par l'effondrement du trafic aérien en raison du Covid-19.

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L'État français continuera de soutenir sans « aucune ambiguïté » Air France, n'excluant pas si besoin une montée au capital, a affirmé ce vendredi la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher, au lendemain d'une perte massive annoncée par la compagnie aérienne.

« Il n'y a aucune ambiguïté, l'Etat sera au rendez-vous parce que nous estimons qu'avoir une compagnie nationale c'est un élément important de notre souveraineté », a déclaré sur LCI la ministre. « Oui, il faut garder une compagnie aérienne nationale », a également dit sur CNews le ministre de l'Économie Bruno Le Maire.

Le groupe Air France-KLM a accusé une perte de 2,6 milliards d'euros au deuxième trimestre, touché par l'effondrement du trafic aérien provoquée par l'épidémie due au coronavirus, après une perte de 1,8 milliard sur les trois premiers mois de l'année.

Interrogée sur une éventuelle renationalisation de la compagnie, la ministre a jugé que ce n'était « pas le sujet ».

Une crise mondiale sans précédent

Il n’y pas qu’en France où la compagnie nationale est dans le rouge à cause du coronavirus. Deux grandes compagnies latino-américaines, la chileno-brésilienne LATAM et la colombienne Avianca, se sont en effet placées en mai dernier sous la protection de la loi américaine sur les faillites.

Mais pour bon nombre de petites compagnies, c'est le clap de fin. Comme pour les sud-africaines South African Airways et Comair, la britannique Flybe ou les branches autrichienne et française de Level, l'une des marques du groupe IAG.

Le groupe IAG, propriétaire notamment de British Airways et d'Iberia, cherche à lever des fonds pour faire face à d'énormes pertes. La crise pousse le groupe à se restructurer via notamment la suppression de 12 000 emplois chez British Airways.

Des coupes aussi pour les américaines Americain, United et Delta Air Lines. Pareil pour l'allemande Lufthansa, la britannique EasyJet, l'australienne Quantas, l'irlandaise Ryanair, la scandinave SAS ou l'islandaise Icelandair.

Pour limiter la casse, certains pays volent au secours de leurs compagnies nationales. La France et les Pays-Bas n'excluent pas de monter au capital d'Air-France/KLM. L'Italie et le Portugal ont déjà opté pour la nationalisation d'Alitalia et de la TAP.

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