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Coronavirus: à Paris, le masque obligatoire dans certaines zones fait débat

La rue Mouffetard à Paris fait partie des zones où le port du masque est obligatoire à partir du lundi 10 août 2020.
La rue Mouffetard à Paris fait partie des zones où le port du masque est obligatoire à partir du lundi 10 août 2020. FRANCOIS GUILLOT / AFP
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Masque obligatoire dans certains endroits de Paris et d’Île-de-France à partir de ce lundi matin 8h. La capitale emboîte le pas de 1 500 villes françaises comme Nice, Toulouse ou Lille. Des zones « à forte fréquentation de personnes » ont été ciblées pour cette disposition. Les quais de Seine, la butte Montmartre, certains marchés.

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« Oh my God ! Vraiment ! », c’est la réaction d’Halem quand elle apprend que la nouvelle mesure s’applique dans la rue de son travail. « Il fait hyper chaud ! En plus, avec les masques, ça va être horrible, même dans les rues ! Et un masque au travail plus dans la rue où je travaille... ça va être compliqué ! Dans les endroits fermés, confinés, je peux comprendre, mais dans la rue... je ne sais pas », confie-t-elle au micro d'Alexis Bédu, reporter au service France de RFI.

Après Bruxelles et Madrid, le port du masque devient obligatoire dès ce lundi dans certains quartiers très fréquentés de Paris, où la stricte application de cette mesure de lutte contre le coronavirus pourrait se heurter à la vague de chaleur caniculaire en cours.

Berges de la Seine, hauteurs de Montmartre ou rue Mouffetard, il ne sera désormais plus possible de flâner à visage découvert dans certaines zones touristiques et grandes rues commerçantes de la capitale française, et de certaines villes d'Île-de-France.

« Je préfère le porter plutôt que de payer l'amende de 135 euros »

Sylvia fait ses courses tous les jours dans cette rue commerçante plutôt étroite. Elle est partagée quant à cette obligation. « Moi je suis pour le port du masque. Parce que j'ai un certain âge, j'aime bien me protéger et protéger les autres. Mais moi je le mets quand je vois qu'il y a foule. Mais quand il n'y a pas foule et que je suis à des kilomètres de l'autre, non ! Mais je le ferai plutôt que de payer 135 euros, hein, parce que je ne roule pas sur l'or. »

135 euros d’amende pour non-port du masque, cela ne risque pas d’arriver à Fabrice qui le porte déjà presque en permanence.« Moi, je le porte dès que je peux en fait. À l'intérieur, tout le temps et l'extérieur, je suis un peu "covido-sensible", je stresse un peu donc je préfère me protéger et protéger les autres. Dans tous les cas, ça protège des postillons et c'est plutôt très efficace. »

Tâche délicate

Prévue pour une durée d'un mois renouvelable, cette mesure doit permettre selon les autorités sanitaires d'enrayer un rebond du virus qui fait craindre une deuxième vague de l'épidémie aux effets potentiellement dévastateurs pour l'économie tricolore.

La tâche s'annonce toutefois délicate au vu des scènes observées ces dernières 48 heures dans plusieurs pays européens, assommés par des températures dépassant les 35°C, où de nombreux estivants ont ignoré les mesures sanitaires recommandées.

À lire aussi : France: sur fond de théories complotistes, le mouvement «anti-masque» se propage

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