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Coronavirus: des masques inclusifs pour les sourds et malentendants

Les masques inclusifs protègent le nez et la bouche mais laissent la partie inférieure du visage à la vue de tous (photo d'illustration).
Les masques inclusifs protègent le nez et la bouche mais laissent la partie inférieure du visage à la vue de tous (photo d'illustration). ANDER GILLENEA / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Il fait partie du quotidien depuis plusieurs mois. En tissu ou en papier, le masque est devenu obligatoire dans de nombreux lieux publics depuis le déconfinement. Une sécurité pour tous mais un inconvénient important pour communiquer, en particulier pour les malentendants et les sourds.

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À Evreux, en Normandie, une entreprise associée à l'APF France handicap, fabrique depuis début juillet des masques avec une visière transparente pour leur permettre de lire sur les lèvres.

Comme tous les autres masques sur le marché en ce moment, celui nommé « inclusif » protège le nez et la bouche. Mais contrairement à ses concurrents, il laisse la partie inférieure du visage à la vue de tous grâce à une visière en plastique. Mustapha Aktas est chargé depuis deux semaines de veiller à sa découpe. « La machine fait des masques transparents, des PVC moi je les coupe et je les emmène à la maroquinerie à côté. Et eux prennent la suite ».

Un masque utile pour « ne pas se sentir isolé »

À quelques pas de Mustapha, dans l'atelier, sept femmes s'activent derrière les machines pour assembler toutes les parties, parmi elles, Marie-Claude Leboucher. Elle s'occupe de mettre une barette sur le nez. Sa voisine, Viviane Bosch s'occupe, elle, des dernières coutures et de couper les fils qui dépassent. « Là je fais les finitions du masques », détaille-t-elle.

Avant d'arriver entre ses mains, le masque est passé par plusieurs étapes de couture. Il est assez complexe à réaliser selon elle. C'est un défi qui a son utilité pour les personnes malentendantes comme pour les autres.

« C'est important pour eux déjà de comprendre, de ne pas se sentir isolé, et de voir les gens en face parler. Et c'est plus agréable que les masques que nous avons actuellement », explique Viviane Bosch.

Chaque jour environ 300 masques sortent de cet atelier de fabrication depuis début juillet. Une fierté pour ces employés étudiants, en situation de handicap ou en réinsertion professionnelle.

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