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Coronavirus en France: l'obligation de porter un masque s'étend dans les grandes villes

Foule masquée dans la rue Sainte-Catherine, la principale artère commerçante de Bordeaux. Le port du masque sera obligatoire à partir du lundi 31 août dans la ville.
Foule masquée dans la rue Sainte-Catherine, la principale artère commerçante de Bordeaux. Le port du masque sera obligatoire à partir du lundi 31 août dans la ville. MEHDI FEDOUACH / AFP
Texte par : RFI Suivre
8 mn

Le port du masque obligatoire se généralise peu à peu dans les grandes villes en France, pour tenter d'enrayer la progression du Covid-19. Il s’agit d’une « contrainte raisonnable », selon le président de la République, Emmanuel Macron.

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Ce vendredi 28 août, le port du masque obligatoire est entré en vigueur dans tout Paris et sa proche banlieue, où le virus circule activement. Jusqu'à présent, il n'était exigé que dans certains quartiers ou rues très fréquentés.

Il faut bien le respecter.

Reportage : que pensent les Parisiens du port obligatoire du masque ?

Après la capitale, le masque va devenir obligatoire dans la grande ville de l'Est, Strasbourg, ont annoncé les autorités. La mesure, qui concerne les plus de 11 ans, entrera en vigueur dès samedi matin et « jusqu'au 30 septembre au moins » dans la ville et dans toutes les communes du département de plus de 10 000 habitants, a annoncé la préfecture du Bas-Rhin.

À Bordeaux, dans le Sud-Ouest, le port du masque sera obligatoire à partir de lundi dans la majeure partie du centre-ville, a annoncé le maire écologiste Pierre Hurmic. Cette mesure est déjà en vigueur depuis la mi-août à Marseille, dans le sud-est de la France, où les bars et restaurants doivent également fermer à 23 heures.

« Comme vous, je n’aime pas porter un masque »

La généralisation progressive du masque obligatoire doit permettre de faire face à une épidémie qui regagne du terrain en France, alors que 6 000 nouveaux cas ont été enregistrés en 24 heures.

En visite ce vendredi matin dans un laboratoire pharmaceutique, à Villeneuve-la-Garenne, près de Paris, Emmanuel Macron a affirmé la nécessité du port du masque pour lutter contre la pandémie. 

« Comme vous, je n’aime pas porter un masque et l’on doit apprendre à vivre cela, c’est gênant, c’est pénible. Les gestes barrière, nous qui sommes plutôt un peuple latin, ne sont pas naturels, dans nos habitudes. Mais je pense que c’est une contrainte raisonnable que nous devons accepter pendant un temps parce qu’elle permet de ralentir la circulation de ce virus et justement elle permet à l’activité économique de repartir dans de bonnes conditions », estime le chef de l’État.

Sur le front économique, l'Insee annonce une chute du PIB au deuxième trimestre de 13,8%, en raison du confinement et de la consommation qui peine à repartir de bon pied, malgré les messages d'optimisme du gouvernement.

« La pire des choses serait d’être dans le relâchement aujourd’hui pour laisser le virus circuler plus rapidement. Ce qui conduirait immanquablement à des reconfinements et donc des arrêts d’activité. Notre pays a besoin, pour justement financer son modèle social, pour mieux protéger, de continuer à produire et d’avoir une vie économique », a ajouté Emmanuel Macron.

À Paris comme à Strasbourg, les cyclistes et les joggeurs sont exemptés du port du masque. Le non-respect de cette mesure est passible d'une amende de 135 euros.

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Quelle est l’utilité du port masque à l’extérieur ?

En France, face à la hausse du nombre de cas, les autorités généralisent le port du masque en extérieur. Sur la question les chercheurs sont divisés : le risque de contamination en extérieur est-il élevé ? S’agit-il, au contraire, une décision préventive ?

Après les transports en commun, les entreprises et les écoles, la rue aussi doit désormais se vivre masquée dans la plupart des grandes villes françaises. Et si la communauté scientifique ne semble pas être en accord sur le sujet, un consensus demeure : « En tous cas, il y a un avis unanime de tous les scientifiques, c’est que la probabilité de transmission en milieu ouvert, avec une densité raisonnable de population, est très négligeable et très faible. »

Frédéric Adnet dirige le service des Urgences de l'hôpital Avicenne à Bobigny (93) et le Samu de Seine-Saint-Denis. Il considère que la décision du gouvernement de généraliser le port du masque en extérieur est avant tout un moyen de gagner en clarté.

« Il y a avait eu des mesures un peu ridicules où dans une rue de Paris il fallait porter le masque et la rue d’à côté, il ne fallait pas en porter. Ce qui a fait que le gouvernement a dit qu’il fallait porter le masque partout. J’aurais été plus en faveurs de mesures très ciblées envers les personnes à risque et les endroits à risques », explique-t-il.

Il considère qu'il existe aussi un problème de méthode. « C’est d’ailleurs assez étrange que toutes ces annonces soient faites par des préfets et pas par des directeurs d’Agences régionales de santé (ARS). Quand un directeur d’Agence régionale de santé vous dit de mettre un masque, vous voyez plutôt l’intérêt en terme de santé », estime-t-il.

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