Carnet de route

Tour de France: à Nice, une fête sans invités

Seulement 1000 personnes ont pu assister à la présentation des équipes, jeudi 27 août au soir, place Masséna, à Nice.
Seulement 1000 personnes ont pu assister à la présentation des équipes, jeudi 27 août au soir, place Masséna, à Nice. RFI/Thomas-Sean de Saint Leger

La 107e édition du Tour de France s’élance ce samedi 29 août de Nice, à une période de l’année inhabituelle et, coronavirus oblige, dans un contexte particulier, renforcé par le passage du département des Alpes-Maritimes en zone rouge. Pour les habitants et les commerçants de la ville, qui accueille la course jusqu’à lundi matin, la fête est déjà gâchée.

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La présentation des équipes, jeudi 27 août au soir, Place Masséna, au cœur de Nice avait donné le ton : cette année, l’ambiance autour du Tour sera, au mieux, timide. Dans l’assistance dégarnie, mille spectateurs invités, ou tirés au sort ont pu assister à l’étrange défilé des coureurs masqués. C’est presque moitié moins que prévu. « Je n’avais pas de ticket, mais j’ai réussi à en récupérer un auprès d’un couple qui en avait trop, se félicite Célia, une jeune Niçoise. Je me sens privilégiée, poursuit cette passionnée de cyclisme, mais beaucoup de personnes n’ont pas réussi à rentrer et quand je vois toutes ces places libres, je me dis qu’il y aurait pu y avoir plus de privilégiés. »

Il y aurait pu, s’il n’y avait pas eu le matin même, l’annonce du passage en zone rouge du département des Alpes-Maritimes. Dans ce contexte, difficile de profiter du spectacle, même quand on vient de loin : « C’est particulier, avec tous ces masques, ça donne une atmosphère un peu pesante », témoigne Michel, originaire de Bourgogne, qui conclut : « ça n’est pas la même fête ».

Grand Départ, petite assistance

Les Niçois vont devoir s’y faire, car ça ne s’annonce pas mieux ce samedi, pour le « Grand Départ », ni d’ailleurs pour le reste du week-end. Huis clos aux départs et aux arrivées, panneaux occultants pour éviter les rassemblements de curieux et accès très limités dans les ascensions : le protocole extrêmement restrictif, va priver de course une bonne partie des spectateurs. Seule exception, une petite tribune de 50 places, installée pour les bénévoles d’une ville aujourd’hui déçue.

Dans les ruelles du Vieux-Nice, les fanions aux couleurs du Tour font illusion, mais le cœur n’y est pas, et le touriste non plus. « C’est une catastrophe, peste Monica, patronne de La Griglia, un restaurant italien. Je pensais que le Tour allait amener du monde et me sauver l’année, mais là, regardez : la rue est vide, la terrasse aussi ! J’ai moitié moins de clients que l’an dernier et j’ai du mal à comprendre l’intérêt d’organiser le départ dans ces conditions, car personne n’en profite. Pour nous, c’est le coup de grâce. » Et pour les autres villes-étapes, un avertissement : cette année, la Grande Boucle n’aura plus grand-chose de populaire.

RFI dans la roue de Pierre-Luc Périchon

Coéquipier de Guillaume Martin et d’Elia Viviani dans l’équipe Cofidis, Pierre-Luc Périchon a accepté de partager son 5ième Tour de France avec les auditeurs de RFI. Vous le retrouverez régulièrement pour des chroniques au cœur du peloton. « Ce Tour va être très particulier et j’espère avoir beaucoup de choses à vous raconter, et vous faire vivre au mieux la course de l’intérieur. » nous promet Pierre-Luc, à qui nous souhaitons un excellent départ !

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