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Berlin dit avoir la preuve que Navalny a été empoisonné au Novitchok

Alexei Navalny participant à une marche à la mémoire du chef de l'opposition Boris Nemtsov à Moscou, le 29 février 2020.
Alexei Navalny participant à une marche à la mémoire du chef de l'opposition Boris Nemtsov à Moscou, le 29 février 2020. AP Photo/Pavel Golovkin
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les examens médicaux pratiqués sur Alexeï Navalny par un laboratoire de l'armée allemande apportent la « preuve sans équivoque » que l'opposant russe a été victime d'un empoisonnement « par un agent neurotoxique de type Novitchok », a annoncé ce mercredi le gouvernement allemand.

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Les examens médicaux pratiqués sur l'opposant russe Alexeï Navalny prouvent qu'il a été empoisonné par un produit de la famille du Novitchok, a déclaré ce mercredi le porte-parole du gouvernement allemand, évoquant un poison déjà utilisé contre l'ancien espion Sergueï Skripal en 2018 en Grande-Bretagne.

Des tests toxicologiques réalisés par un laboratoire de l'armée allemande ont apporté des « preuves sans équivoque » d'empoisonnement, a dit Steffen Seibert dans un communiqué.

« Il est choquant qu'Alexeï Navalny ait été victime d'une attaque avec un agent chimique neurotoxique en Russie », a ajouté le porte-parole du gouvernement d'Angela Merkel, demandant à la Russie des éclaircissements « urgents » sur cet empoisonnement.

Suite à cette annonce, la chancelière Angela Merkel a estimé que seule la Russie « pouvait et devait » répondre aux « questions » posées par l'empoisonnement au Novitchok de l'opposant Alexeï Navalny, destiné à le « réduire au silence ». La chancelière a déclaré que « de très graves questions se posent à présent, auxquelles seul le gouvernement russe peut et doit répondre ».

Alexeï Navalny a été victime d'un malaise le 20 août à bord d'un avion entre la Sibérie et Moscou après avoir bu du thé à l'aéroport. Hospitalisé dans un premier temps à Omsk, en Sibérie, il a été transféré le 22 août en Allemagne, où ses médecins ont rapidement soupçonné un empoisonnement par une molécule de la classe des inhibiteurs de la cholinestérase, à laquelle appartient le Novitchok.

Aujourd'hui, les médecins allemands d'Alexei Navalny font savoir que son état de santé « continue de s'améliorer ».

Les pays occidentaux demandent des comptes à Moscou

Parmi les premiers à réagir : le Fonds contre la corruption d'Alexeï Navalny lui-même. Selon son directeur seul l'Etat russe aurait eu la possibilité d'utiliser ce type d'agent neurotoxique, il n'y a plus de doute possible. Le ministre des Affaires français parle lui aussi de fortes interrogations sur la responsabilité des autorités russes alors que Londres affirme travailler avec ses partenaires internationaux pour s'assurer que justice soit faite. L'Union européenne parle d'un acte lâche. L'Otan est choqué, la Maison Blanche troublée.

Tous avaient déjà mis la pression sur Moscou depuis le malaise d'Alexeï Navalny aujourd'hui toujours hospitalisé dans un état grave et sous assistance respiratoire.

Mais le Kremlin persiste et signe. L'Allemagne ne disposerait toujours pas de preuves à ses allégations. Le ministère des affaires étrangères reproche également à Berlin de ne pas coopérer avec les autorités russes dans cette affaire.

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