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Procès de l’attentat de «Charlie Hebdo»: les proches de Bernard Maris lui rendent hommage

La journaliste française Hélène Fresnel, compagne de l'économiste Bernard Maris, victime des attaques contre Charlie Hebdo, arrive au palais de justice de Paris le 9 septembre 2020.
La journaliste française Hélène Fresnel, compagne de l'économiste Bernard Maris, victime des attaques contre Charlie Hebdo, arrive au palais de justice de Paris le 9 septembre 2020. Alain JOCARD / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

C'est la dernière journée des auditions des proches des victimes de l'attaque contre « Charlie Hebdo » lors du procès des attentats de janvier 2015. La compagne et les deux des enfants de Bernard Maris sont venus à la barre évoquer cet économiste réputé et écrivain connu sous le surnom d’« Oncle Bernard », tué dans l’attaque

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Avec notre envoyée spéciale au tribunal de Paris, Laura Martel

« Lorsqu’il a été assassiné, Bernard Maris revivait ». Sa compagne Hélène Fresnel explique : « Peu avant, la mort rodait. Il y avait eu le décès de sa femme en 2012, puis il était tombé malade, mais s’en était sorti. La vie redevenait douce et joyeuse ».

Professeur d’économie, journaliste, écrivain, le fameux « Oncle Bernard » de Charlie jonglait avec les casquettes. « Curieux, avide de nourrir continuellement sa pensée, Bernard Maris s’en sortait toujours avec intelligence, finesse et humeur », raconte sa compagne. « Il était avant tout un grand transmetteur et avait le don d’expliquer des concepts compliqués de manière lumineuse, sans caricaturer. Il détestait d’ailleurs que l’on dise aux gens que l’économie était trop compliquée pour eux ».

« Ce qu’il m’a appris avant tout, c’est que la vie est belle », a souligné sa fille Gabrielle. Son père, se souvient-elle, répétait qu’il adorait voir les gens sourire dans la rue cherchant à deviner ce qui les rendait heureux. « Il était prodigieusement vivant, généreux, protecteur. Après, on est tout seuls, il n’y a plus rien ». La voix de la jeune femme s’étrangle. « Ça me fait tellement mal d’imaginer qu’il a eu peur, d’imaginer cette terreur. J’aurais aimé être avec lui, lui tenir la main et lui dire "ne t’inquiète pas" ».

Raphaël, lui, décrit son enfance avec son père « la tête dans les étoiles et souvent dans la lune », rajoute-t-il dans un sourire. « Trois semaines avant l’attentat, il était à Charlie Hebdo. Il avait adoré écouter les débats. (…) J’admire les gens de Charlie, ils doivent continuer à se battre pour ces idées. Moi, je me battrai en continuant de rire, de vivre. Ça suffira ».

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