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France: l'ancien ministre et député Bernard Debré est mort

Bernard Debré photographié à Paris le 17 décembre 2013.
Bernard Debré photographié à Paris le 17 décembre 2013. Thomas SAMSON / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'ancien ministre et ex-député de droite Bernard Debré est mort à l'âge de 75 ans, a déclaré ce dimanche 13 septembre à l'AFP son frère Jean-Louis, confirmant une information du Point qui évoque un décès dû à un cancer.

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Bernard Debré était un esprit libre. Il aimait autant secouer sa famille politique que le milieu de la santé, dénonçant régulièrement l’inutilité de certains médicaments. Car c’est d’abord la médecine que Bernard Debré choisit. Chirurgien, professeur d'université, il devient chef du service d'urologie de l'hôpital Cochin où sera notamment soigné le président François Mitterrand.

Mais son héritage familial le pousse aussi inévitablement vers la politique. Pas étonnant de la part de celui dont le père, Michel, fut le premier ministre du général de Gaulle et a rédigé la Constitution de la Ve République, et dont le frère jumeau, Jean-Louis deviendra président du Conseil constitutionnel.

Député et ministre

Bernard, de son côté, se fait élire en 1986 député d'Indre-et-Loire, département dont il a été conseiller général (RPR, devenu UMP puis LR) de 1992 à 1994. Il est également ministre de la Coopération dans le gouvernement d'Edouard Balladur (1994-1995), un poste qui l’amènera à se rendra plusieurs fois en Afrique francophone, maire d'Amboise de 1992 à 2001 et député de Paris. Chevalier de la Légion d'honneur, il était marié et père de quatre enfants.

« J'apprends avec tristesse le décès de mon collègue Bernard Debré. C'était un homme droit qui n'avait pas la langue dans sa poche, un grand médecin, un gaulliste. Toutes mes condoléances à ses proches », a immédiatement réagi le député LR du Vaucluse Julien Aubert. « Un esprit libre, indépendant et profondément engagé au service des autres, tant dans son parcours médical que politique », a également salué le maire de Nice Christian Estrosi.

Le Premier ministre Jean Castex a salué « l’humanisme » de Bernard Debré, alors que le président Emmanuel Macron a rendu hommage à un « homme d’action (...) qui n’hésitait jamais à sortir des cadres et à dire le vrai dès qu’il s’agissait de l’intérêt du pays ».

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