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Affaire Fillon: pas de pression sur la justice, selon le Conseil de la magistrature

Francois Fillon et sa femme Penelope, le 27 février 2020.
Francois Fillon et sa femme Penelope, le 27 février 2020. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En France, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) lève tout doute d'impartialité dans l'enquête sur l'affaire Fillon. L'ex-Premier ministre a été condamné fin juin à cinq ans de prison, dont deux fermes, pour les emplois fictifs de son épouse, et a fait appel. Le président Macron lui-même avait saisi le CSM, un organe judiciaire indépendant, pour éclaircir les conditions dans lesquelles se sont déroulées les investigations.

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Au mois de juin, devant une commission d'enquête parlementaire, l'ancienne cheffe du parquet national financier, depuis peu à la retraite, avait suscité le doute : Eliane Houlette affirmait avoir décidé en toute indépendance, début 2017, d'ouvrir une enquête sur les soupçons qui pesaient sur François Fillon, alors candidat à la présidentielle et son épouse. Mais elle évoquait aussi un « contrôle étroit » exercé par le parquet général, une instance judiciaire rattachée directement au ministère de la Justice.

Elle décrivait des demandes de précisions, de notes, d'éléments supplémentaires sur des auditions, à seulement quelques jours d'intervalles. Une attitude qu'elle ressentait clairement comme une pression, dans une affaire qui avait éclaté en pleine campagne électorale.

« Pratique usuelle »

Dans son rapport, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) affirme aujourd'hui que ni le garde des Sceaux, ni son cabinet n'ont exercé de pression sur les magistrats du parquet général et du parquet national financier. Les demandes formulées « ne dépassent pas substantiellement la pratique usuelle ».

Le CSM précise que cette enquête a suscité des tensions et du stress chez les magistrats concernés, rien de plus, dans une affaire « comportant un enjeu démocratique majeur », selon les propres termes des auteurs du rapport.

► À lire aussi : Affaire Fillon: Emmanuel Macron saisit le Conseil de la magistrature

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