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Antibiotiques contre l'autisme: enquête ouverte à Paris pour «mise en danger d'autrui»

Selon la présidente de SOS Autisme, quelque 5000 enfants sont concernés par ces traitements depuis 2012.
Selon la présidente de SOS Autisme, quelque 5000 enfants sont concernés par ces traitements depuis 2012. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le parquet de Paris a ouvert une enquête après avoir été saisi par l'ANSM, l'Agence du médicament, du cas de médecins soupçonnés de faire des prescriptions dangereuses à des enfants autistes en guise de « traitement », notamment d'antibiotiques. L'assocation SOS Autisme qui a lancé l'alerte dénonce des « essais non autorisés » sur des milliers d'enfants.

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C'est cet été que l'Agence du médicament a interpellé la justice sur la prescription à des enfants autistes et « sur de longues durées », de « médicaments anti-infectieux », comme les antibiotiques, ainsi que de « substances censées éliminer les métaux lourds de l'organisme ». Or « ces médicaments n'ont fait aucune preuve de leur efficacité » et « exposent ces enfants à des risques, en particulier lors d'une utilisation prolongée », souligne l'ANSM.

« C'est tout simplement du charlatanisme », s'offusque Olivia Cattan, qui a elle-même alerté l'agence en 2019. La présidente de l'association SOS Autisme parle de milliers d'enfants concernés et désigne une soixantaine de médecins évoluant dans la mouvance de l'association Chronimed, fondée par le controversé Prix Nobel de Médecine, le professeur Montagnier.

« Pour eux, l'autisme est une maladie immuno-inflammatoire d'origine infectieuse. Ils mettent donc en place des protocoles, le plus souvent à base d'antibiotiques prescrits sur de longues durées, jusqu'à 4 ans, m'ont confié des parents. Mais certains y ajoutent aussi leur patte, de la cortisone, un médicament contre l'herpès ou contre l'alcoolisme », affirme Olivia Cattan. « Ils plaident la liberté de prescire mais ces soi-disant traitements ne font l'object d'aucun consensus scientifique, cela revient à utiliser les enfants comme cobaye », dénonce-t-elle.

La présidente de SOS Autisme cite notamment des essais qui auraient eu lieu au sein d'un Institut médico-éducatif des Hauts-de-Seine sur huit enfants sans aucune autorisation ni contrôle des autorités sanitaires.

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