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Attentat de janvier 2015: la cour s'est penchée sur le parcours de Coulibaly à Montrouge

La police sécurise une entrée de la salle d'audience de la cour d'assises spéciale, à l'ouverture du procès, le 2 septembre 2020, à Paris.
La police sécurise une entrée de la salle d'audience de la cour d'assises spéciale, à l'ouverture du procès, le 2 septembre 2020, à Paris. REUTERS/Charles Platiau
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En France, au procès des attentats de janvier 2015, la cour d’assises spéciale de Paris s'est penchée ce vendredi sur ce qui s'est passé le 8 janvier, à Montrouge, au sud de Paris. Au lendemain de la tuerie de Charlie Hebdo, Amédy Coulibaly, complice des frères Kouachi, tue une jeune policière municipale de 26 ans, Clarissa Jean-Philippe. Mais visiblement, le terroriste avait une autre cible ce matin-là.

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Avec notre envoyée spéciale au tribunal de Paris, Marine de la Moissonnière

Le 8 janvier au matin, Clarissa Jean-Philippe et son binôme, Éric, interviennent sur un banal accident de la route. Gyrophare allumé, chasuble fluorescente et siglée sur le dos, leur présence est visible. Amédy Coulibaly passe à côté d'eux, revient sur ses pas et tire à plusieurs reprises.

« Ce n'est pas la femme qu'il visait, c'est le symbole », estime Éric, en pleurs à l'évocation de la mort de celle qu'il appelle encore « ma » Clarissa.

Que faisait le terroriste à Montrouge ce jour-là ? Voulait-il attaquer la synagogue et l'école juive situées juste à côté ? L'enquête juge cette hypothèse plausible.

Laurent, agent d'entretien de la ville, qui s'est battu avec Amédy Coulibaly pour tenter de le désarmer, en est, lui, sûr. Le tueur avait garé sa moto à côté. C'était l'heure de la rentrée des classes. Et puis surtout, il a attaqué un supermarché juif, l'Hyper Cacher.

« C'est une preuve de plus. Il n'a pas attaqué un commissariat le lendemain », insiste Laurent qui décrit un homme déterminé. Pendant leur lutte, Amédy Coulibaly lui lance : « Tu veux jouer. Tu vas crever. » Il le met en joue mais son arme se serait enrayée.

Aujourd'hui, l'employé municipal refuse de parler d'héroïsme à propos de ce qu'il a fait. Agressif et hyper vigilant, lui qui qui était drôle et diplomate avant, il aimerait pouvoir oublier un peu tout cela.

À lire aussi : Qui sont les 14 accusés du procès des attentats de janvier 2015?

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