Accéder au contenu principal

Affaire des «écoutes» de Nicolas Sarkozy: enquête sur trois magistrats du PNF

Éric Dupond-Moretti, le nouveau ministre français de la Justice, arrive au palais de l'Élysée, le 7 juillet 2020.
Éric Dupond-Moretti, le nouveau ministre français de la Justice, arrive au palais de l'Élysée, le 7 juillet 2020. Ludovic Marin / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Trois magistrats du Parquet national financier sont dans le viseur de la justice. Éric Dupont-Moretti, le garde des Sceaux a ordonné ce vendredi 18 septembre qu'une enquête administrative soit ouverte à leur encontre. Ces magistrats sont soupçonnés d'avoir autorisé la surveillance de communications téléphoniques d'avocats et de magistrats en lien avec l'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy.

Publicité

En 2014, le Parquet national financier ouvre une enquête pour rechercher une éventuelle taupe en son sein : elle serait susceptible d'avoir informé Thierry Herzog, l’avocat de Nicolas Sarkozy, que le téléphone mobile de l’ancien président de la République avait été mis sur écoute dans le cadre de l’enquête sur un trafic d’influence.

Pour tenter de retrouver cette taupe, le PNF aurait donc épluché les factures téléphoniques détaillées, les fameuses fadettes, de plusieurs ténors du barreau, parmi lesquels l'actuel ministre de la justice, Éric Dupont Moretti.

Problème, le Parquet national financier n'avait informé ni les juges d'instruction ni le parquet général de cette enquête, avant de la classer sans suite, 6 ans plus tard et après avoir eu accès aux données personnelles de magistrats et d'avocats.

Après la publication d'un rapport par l'inspection générale de la justice il y a quelques jours, la direction des services judiciaires estime que les faits relevés sont susceptibles d'être « regardés comme des manquements au devoir de diligence et de rigueur professionnelle et de loyauté » des trois magistrats en question.

C'est la raison pour laquelle le ministre de la Justice a décidé ce vendredi 18 septembre de l'ouverture d'une enquête administrative à leur encontre. Elle vise les deux magistrats qui étaient chargés du dossier, Patrice Amar et Lovisa-Ulrika Delaunay-Weiss, ainsi qu'Eliane Houlette qui était leur supérieure hiérarchique.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.