Accéder au contenu principal

Attentats de janvier 2015: les proches de la policière abattue par Coulibaly à la barre

Sur cette photo prise le 31 août 2020, l'hommage à la policière Clarissa Jean-Philippe tuée à Montrouge. Le procès des attentats s'est ouvert le 2 septembre à Paris.
Sur cette photo prise le 31 août 2020, l'hommage à la policière Clarissa Jean-Philippe tuée à Montrouge. Le procès des attentats s'est ouvert le 2 septembre à Paris. REUTERS/Charles Platiau
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au procès des attentats de janvier 2015, la cour d’assises spéciale de Paris entendra ce vendredi 18 septembre 2020 les proches de Clarissa Jean-Philippe, cette policière municipale âgée de 27 ans qui a été tuée par Amédy Coulibaly, le 8 janvier, à Montrouge au sud de Paris. Ce jeudi, un enquêteur est venu donner des précisions sur l’attaque.

Publicité

Avec notre envoyée spéciale au tribunal de Paris, Marine de la Moissonnière

Ce matin-là, Clarissa Jean-Philippe intervient sur un banal accident de la route. Amédy Coulibaly abat la jeune Martiniquaise, qui n'est pas armée, d'un tir de kalachnikov alors qu'elle traverse la rue.

Un détail qu’ignorait Justine, sa tante : « Ça fait très mal d'entendre tout ça. Je me sens très mal. On attend des réponses et on est là pour ça, pour savoir qu'est-ce qui s'est passé vraiment. »

Mais des zones d’ombre demeurent. Amédy Coulibaly visait-il en réalité une synagogue et une école juive situées juste à côté ? A-t-il changé d’avis en croisant par hasard les policiers ?

Ce qui est sûr en tout cas, c’est que Clarissa Jean-Philippe a été tuée parce qu’elle portait un uniforme. Mais pour sa cousine, Maéva, qui est gendarme, pas question de travailler la peur au ventre. « Ça voudrait dire que ce genre d'individu aurait gagné, en fait. Donc, je ne m'autorise pas dans le cadre de ma profession à me dire : " Oh là là, tous les jours je vis avec cette boule dedans ". Je m'autorise à me dire : " Je vis parce que ma cousine, elle, elle ne peut plus vivre, elle ne peut plus vivre sa passion, elle ne peut plus vivre sa vie de jeune femme ". »

Ce vendredi, à la barre, la mère et la tante de Clarissa Jean-Philippe viendront raconter le vide qu’a laissé dans leur vie la disparition de Clarissa qui était si gaie, si pétillante. « Tout est cassé », soupire Justine.

À lire aussi : Les enjeux du procès des attentats de janvier 2015 à Paris

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.