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Procès des attentats de janvier 2015: retour sur la prise d’otages de l’Hyper Cacher

Des portraits de victimes sont posés à l'extérieur du supermarché Hyper Cacher, dans le sud de Paris, le 9 janvier 2020, lors d'une cérémonie commémorative après la prise d'otages meurtrière.
Des portraits de victimes sont posés à l'extérieur du supermarché Hyper Cacher, dans le sud de Paris, le 9 janvier 2020, lors d'une cérémonie commémorative après la prise d'otages meurtrière. © FRANCOIS GUILLOT / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le procès des attentats de janvier 2015 se poursuit, avec un début de semaine consacré à la prise d’otages du magasin juif Hyper Cacher le 9 janvier durant laquelle Amedy Coulibaly a tué 4 personnes avant d’être abattu. Ce lundi à la barre, un enquêteur est revenu sur le déroulé des faits et l’attitude du terroriste.

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Avec notre envoyée spéciale au tribunal de Paris, Laura Martel

Le président le rappelle en préambule : Amedy Coulibaly a filmé le début de l’attaque. « Des images de propagande qu’il est hors de question de diffuser », pointe-t-il. C’est donc en s’appuyant sur des photos tirées de la vidéosurveillance que le commissaire retrace l’attaque : 13h06. Amedy Coulibaly fait irruption dans la supérette et tire d’emblée sur un employé, Yohan Cohen.

« Le tueur est calme, déterminé, sans aucune empathie », décrit l’enquêteur. Coulibaly tue ensuite un premier client, Philippe Braham, après lui avoir demandé son nom ; puis un second, Michel Saada, qui venait d’entrer dans le magasin. Yoav Hattab est lui abattu après avoir tenté de s’emparer d’une arme du tueur. « Il est 13h21, en 15 minutes, il a fait 4 victimes », souligne l’enquêteur.

Ce sont alors encore près de 4 heures d’enfer qui attendent les otages, qu’ils soient cachés au sous-sol, ou à la vue du tueur. A ces derniers, Coulibaly demande s’il doit achever Yoan Cohen qui agonise, indique le commissaire. Le terroriste prend le temps de se barricader, de communiquer auprès d’une chaîne télé, il se réclame de l’EI et revendique cibler des juifs. Au négociateur, il détaille son arsenal, menace de tuer les otages si un raid est mené contre les Kouachi.

Le commissaire l’affirme : l’objectif premier était de faire libérer des otages, mais la sortie des frères Kouachi de l’imprimerie a précipité l’assaut. « Il fallait agir immédiatement car il regardait les chaines d’infos et avait 20 bâtons de dynamite », souligne l’enquêteur, « de quoi faire s’effondrer l’immeuble entier », précise-t-il.

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