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La justice européenne valide la loi française sur les locations Airbnb

Paris est la première destination mondiale pour Airbnb.
Paris est la première destination mondiale pour Airbnb. REUTERS/Philippe Wojazer
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La justice européenne a validé ce mardi 22 septembre la loi française destinée à réguler la location d'appartements pour de courtes durées, dans une affaire qui opposait la ville de Paris à deux propriétaires utilisant la plateforme Airbnb.

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La décision était très attendue. Nombre de métropoles européennes, confrontées, comme Paris, à une pénurie de logements, ont en effet tenté de légiférer pour lutter contre le phénomène de locations touristiques sur Airbnb.

« Une réglementation nationale soumettant à autorisation la location, de manière répétée, d'un local destiné à l'habitation pour de courtes durées à une clientèle de passage qui n'y élit pas domicile est conforme au droit de l'Union, a estimé la Cour de justice de l'UE, basée à Luxembourg, dans son arrêt. La lutte contre la pénurie de logements destinés à la location de longue durée constitue une raison impérieuse d'intérêt général justifiant une telle réglementation. »

« Belle victoire ! [...] On a gagné », a lancé dans deux tweets l'adjoint à la maire de Paris en charge du Logement, Ian Brossat. L'affaire opposait la capitale française à deux propriétaires utilisant Airbnb.

Preuves d'une pénurie de logement

De son côté, la plateforme a déclaré dans un courriel à l'AFP « se féliciter de cette décision qui contribuera à clarifier les règles applicables aux hôtes qui partagent des résidences secondaires à Paris ». « Nous nous réjouissons de travailler en étroite collaboration avec les autorités locales sur une réglementation proportionnée qui place les familles et les communautés locales au premier plan et qui fonctionne pour tous », a-t-elle ajouté.

Les juges européens avaient été saisis en 2018 par la Cour de cassation, juridiction suprême en France, de plusieurs questions portant sur des dispositions du Code de la construction et de l'habitation.

Auparavant, la Cour de cassation avait été elle-même été saisie par deux propriétaires de studios parisiens, condamnées au total à 40 000 euros d'amende pour avoir mis leurs biens en location sans l'autorisation préalable de la mairie.

L'affaire en France n'est pas encore terminée. Le juge français va désormais devoir vérifier que la ville de Paris apporte bien les preuves d'une pénurie de logements.

(Avec AFP)

À écouter : Quand Airbnb fait flamber les loyers…

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