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Attaque à l'arme blanche à Paris: condamnation unanime de la classe politique

Le Premier ministre Jean Castex, ici entouré de la maire de Paris Anne Hidlago et du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, a dit l'attachement du gouvernement à défendre la liberté de la presse.
Le Premier ministre Jean Castex, ici entouré de la maire de Paris Anne Hidlago et du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, a dit l'attachement du gouvernement à défendre la liberté de la presse. AP Photo/Lewis Joly
Texte par : RFI Suivre
5 mn

En France, la classe politique a condamné d'une voix unanime l'attaque à l'arme blanche perpétrée ce vendredi 25 septembre près des anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris, dans laquelle deux personnes ont été blessées.

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L'impression de « revivre un cauchemar ». Après l'attaque à l'arme blanche commise ce vendredi près des anciens locaux de Charlie Hebdo, dans laquelle deux employés de l'agence Premières lignes ont été blessés, l'ex-Premier ministre Manuel Valls, qui était à Matignon lors des attentats de 2015, a fait part de son émotion sur Twitter. Comme lui, toute la classe politique française a exprimé son horreur face à l'attaque.

Défense de liberté de la presse

« L'horreur frappe à nouveau en plein Paris », ont ainsi déploré le secrétaire national d'EELV Julien Bayou et le patron du PS Olivier Faure. « Une fois encore c'est la liberté qui est la cible de cette barbarie, a pour sa part réagi l'ancien président de la République François Hollande. Une fois encore c'est la cohésion nationale qui est mise à l'épreuve. Une fois encore c'est la République qui est frappée. Mais comme hier elle saura montrer la force de ses valeurs et la fermeté de sa réponse. » Le dirigeant des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a quant à lui dénoncé une « infâme agression » contre l'agence de production Premières lignes, « une maison de production si utile pour une information libre ».

Le Premier ministre Jean Castex a exprimé l'« attachement indéfectible » du gouvernement à « la liberté de la presse, sa volonté résolue par tous les moyens de lutter contre le terrorisme ».

Un homme présenté comme « l'auteur principal » de l'attaque a été arrêté peu après les faits. Un autre suspect a également été placé en garde à vue. Si les motivations de l'assaillant demeurent encore inconnues à ce stade des investigations, l'attaque s'est produite en plein procès de l'attentat de Charlie Hebdo et après que le journal satirique a été visé par de nouvelles menaces. Une enquête de flagrance a été ouverte pour « tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Elle a été confiée au parquet national antiterroriste.

A droite, appels à renforcer la lutte contre l'islamisme radical

Sans attendre ses premières conclusions, plusieurs voix à droite en ont profité pour demander de renforcer la lutte contre l'islamisme radical, à une semaine d'un discours très attendu d'Emmanuel Macron sur ce dossier. Le député des Alpes-Maritimes (LR) Eric Ciotti a ainsi réclamé au chef de l'Etat « d'arrêter de retarder les décisions pour combattre l'avancée de l'islamisme ». Le président LR du Sénat, Gérard Larcher, a demandé à « en finir un jour avec l'islamisme politique, s'opposer collectivement à cette haine assassine, défendre inlassablement la liberté de la presse ».

« Combien de coups de couteaux d'islamistes faudra-t-il, combien de vies brisées, combien d'agressions de jeunes femmes pour que le gouvernement passe du commentaire à l'action ? », a interrogé le chef de sénateurs LR Bruno Retailleau, réclamant la fermeture « immédiate » des mosquées radicales, la condamnation des « rappeurs aux propos haineux », et l'expulsion des « imams étrangers qui prêchent la haine » ainsi que celle des migrants et réfugiés « qui ne respectent pas nos lois ».

Assumant une nouvelle fois l'amalgame immigration, islamisme et insécurité, la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a tweeté : « Combien de victimes aurait-on évitées en contrôlant strictement notre politique d'immigration, en expulsant systématiquement les clandestins, en faisant la chasse à l'islamisme ? La lâcheté politique n'est plus possible. »

Avant eux, Rachida Dati, maire LR du VIIe arrondissement de Paris, Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, Yannick Jadot, député européen EELV, Nathalie Loiseau, députée européenne Renew, Ségolène Royal, ex-candidate à la présidentielle, ont tous dénoncé l'attaque.

(Avec AFP)

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