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Malgré le Covid-19, Handicap International rend hommage aux victimes de conflits

Des prothèses de jambe exposées dans une tente de l'ONG Handicap International, place de la République à Paris en septembre 2018.
Des prothèses de jambe exposées dans une tente de l'ONG Handicap International, place de la République à Paris en septembre 2018. Zakaria ABDELKAFI / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Chaque année, Handicap International érige des pyramides de chaussures pour symboliser les membres perdus par les victimes civiles des mines antipersonnel ou des bombardements en zones habitées. Cette année, pour cause de Covid, l'ONG a choisi un autre moyen pour attirer l’attention : des fresques sur les murs des villes, mais le message reste le même. Il faut soigner les victimes et aussi alerter sur les ravages des conflits sur les populations civiles.

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Un enfant amputé d’une jambe et la silhouette menaçante d’une bombe, l’image est saisissante sur ce mur parisien. Pour les passants c’est une fresque mais c’est une réalité pour Rana, kinésithérapeute libanaise qui s’occupe d’enfants syriens, victimes de la guerre dans leur pays. 

Rana se souveint notamment d'une petite fille qu'elle avait prise en charge. « Elle avait 9 ans quand je l’ai rencontrée. Elle a été blessée à la moëlle épinière en recevant des éclats dans le dos et elle est gravement handicapée. Pendant longtemps elle ne pouvait pas marcher. La place d’une petite fille est à l’école, pas à l’hôpital », poursuit la kinésithérapeute libanaise qui connaît bien les ravages des bombardements sur les populations civiles.

« En fait, les conflits s'urbanisent de plus en plus. Quand des armes explosives sont utilisées dans des zones urbaines, 90% des victimes sont des civils. Quand neuf victimes sur dix sont des civils, on ne peut plus parler de dommages collatéraux, c'est contraire au droit international, il faut faire quelque chose », s'insurge Anne Héry, en charge du plaidoyer pour l' ONG.

Handicap International et d’autres ONG militent pour l’adoption d’une déclaration internationale encadrant l’usage des armes explosives en zones peuplées. Une centaine de pays participent actuellement aux discussions.

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