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Nouvelle-Calédonie: un référendum dans un territoire sans Covid-19

Vue de Nouméa et de sa cathédrale.
Vue de Nouméa et de sa cathédrale. C.C 2.0/Thomas@RUN
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le 4 octobre, la Nouvelle-Calédonie votera sur son indépendance de la France. En 2018, lors d'une première consultation, le «non» à l'indépendance l'emportait à 56,4% contre 43,6% pour le «oui». Les Accords de Matignon et de Nouméa prévoient pas moins de 3 référendums si le «non» l'emporte à chaque scrutin. Si c'est le «oui» qui l'emporte, la marche vers l'indépendance sera irréversible et il n'y a aura pas de troisième vote. La campagne électorale officielle se déroule pour l'instant dans le calme et la ferveur est grande des deux côtés.

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Avec notre correspondant à NouméaJulien Sartre

Il y a quelques jours, une scène surréaliste s'est déroulée au milieu de la nuit, à l'aéroport de la Tontouta, le plus proche de Nouméa : les 250 observateurs de la France et les 15 experts de l'ONU ont été accueillis à leur descente d'avion par du personnel en combinaisons blanches : leur convoi a traversé la ville, escorté par la gendarmerie, gyrophares tournants, sans s'arrêter aux feux rouges.

Il ne s'agissait pas d'un vol régulier : l'archipel est absolument fermé depuis mars dernier jusqu'en mars 2021. Observateurs et experts ont été strictement enfermés dans des chambres d'hôtel sans aucun contact avec l'extérieur pendant 14 jours. Aux frais du gouvernement calédonien. 

C'est le prix à payer pour que, depuis mars dernier, moins de 30 personnes ont été dépistées positives au nouveau coronavirus. Dans les rues de Nouméa, comme partout en Nouvelle-Calédonie, personne ne porte de masque. Ici, le Covid-19 n'existe pas. Seul compte le référendum de dimanche.

En Nouvelle-Calédonie, indépendance et lutte contre le virus sont liés : le peuple autochtone, le peuple kanak, a gardé la mémoire des grandes épidémies, apportées par les Européens en même temps que la colonisation. À l'époque, à la fin du XIXe siècle, les maladies ont décimé plus de 80% de la population autochtone. Et le peuple kanak a failli disparaître. Cette tragédie est un argument supplémentaire pour les indépendantistes puisque le pays projette de vivre les prochains mois quasiment en autarcie, en indépendance.

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