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France: les animaux sauvages vont être progressivement interdits dans les cirques

Enfant arrosant les éléphants du cirque Medrano. C'était à Limoges, le 3 juillet 2015 durant une canicule.
Enfant arrosant les éléphants du cirque Medrano. C'était à Limoges, le 3 juillet 2015 durant une canicule. PASCAL LACHENAUD / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

C’est une victoire pour les défenseurs de la cause animale. La présentation d’animaux sauvages dans les cirques itinérants va être « progressivement » interdite en France, a annoncé ce mardi 29 septembre la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili. Elle n’a pas donné de calendrier précis pour la mise en œuvre de ces interdictions.

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Tourner comme un lion en cage sera bientôt une expression révolue. Tout du moins dans les cirques... Selon Florian Sigronde, de la Confédération nationale de défense de l'animal, les animaux sauvages utilisés dans les cirques sont malheureux, c'est une évidence et cela s'observe sur leur comportement.

«  Tout d’abord, les éléphants remuent de manière récurrente la tête et leurs pattes. C’est vraiment un exemple typique de la stéréotypie d’éléments qu’on ne retrouve pas chez ces animaux à l’état sauvage. Les hippopotames vivent dans des conditions et dans bassins qui sont infimes, contrairement à ces espèces qu’on peut voir à l’état sauvage. Les lions tournent littéralement en cage dans des espaces qui sont beaucoup trop petits », estime-t-il.

Besoin de manger, se reproduire et être protégé

Christian Marty représente des cirques traditionnels, il ne comprend pas la décision de les interdire. Il précise que les animaux de cirque naissent généralement en captivité.

« Quand on dit que le tigre a besoin d'espace, c’est de l’anthropomorphisme. On projette chez les tigres les mêmes besoins que l’homme et c’est l’homme qui a besoin d’espace, pas l’animal. L’animal, ce dont il a besoin, c’est de manger, se reproduire, être protégé. Et tout cela, il le trouve sans faire d’efforts à l’intérieur des parcs animaliers ou à l’intérieur des cirques », assure-t-il.

Alors, que va-t-il se passer pour ces 500 fauves encore présents dans les cirques français ? Des solutions vont être trouvées au cas par cas, mais il ne sera pas question de les remettre en liberté.

►À lire aussi: L’abattage d’un tigre en plein Paris relance le débat sur les animaux de cirque

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