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France: un projet de loi sur les «séparatismes» présenté en décembre

Ce vendredi 2 octobre, le président Macron prononçait un discours sur les séparatismes aux Mureaux, en banlieue parisienne.
Ce vendredi 2 octobre, le président Macron prononçait un discours sur les séparatismes aux Mureaux, en banlieue parisienne. Ludovic Marin/Pool via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
5 mn

La France doit s'« attaquer au séparatisme islamiste », a déclaré ce vendredi matin le président français lors d'un discours aux Mureaux, banlieue dite sensible de la région parisienne. Pour ce faire, un projet de loi de lutte contre les séparatismes sera présenté le 9 décembre prochain en Conseil des ministres.

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Le discours, plusieurs fois repoussé, était très attendu. Le propos, lui, était ferme et sans appel. La France doit s'« attaquer au séparatisme islamiste », un « projet conscient » qui vise à « créer un ordre parallèle » et à « nier la République », a déclaré en ouverture de son discours le président de la République. 

À lire aussi : Pourquoi Emmanuel Macron veut s’attaquer au «séparatisme islamiste»

Ne nous laissons pas tomber dans le piège de l'amalgame tendu par les polémistes et les extrêmes qui consisterait à stigmatiser tous les musulmans. Ce à quoi nous devons nous attaquer, c'est le séparatisme islamiste...

Emmanuel Macron

« Il y a dans cet islamisme radical [...] une volonté revendiquée d'afficher une organisation méthodique pour contrevenir aux lois de la République et créer un ordre parallèle d'autres valeurs, développer une autre organisation de la société », a ajouté Emmanuel Macron, estimant par ailleurs que l'islam est « une religion qui vit une crise aujourd'hui partout dans le monde ».

« La République en actes »

Le président français a ensuite annoncé plusieurs mesures comme l'obligation pour toute association sollicitant une subvention publique de signer une charte de la laïcité, un encadrement renforcé des écoles privées confessionnelles, une limitation stricte de l'instruction scolaire à domicile. « Nous n'avons pas suffisamment recréé de mixité, pas assez de mobilité économique et sociale » et, « sur nos reculs, nos lâchetés, ils ont construit leur projet », a dit le président.

Le président de la République a aussi estimé que les autorités avaient leur part de responsabilité en ayant laissé se développer la « ghettoïsation » de quartiers.

« Le ministre de l'Intérieur [Gérald Darmanin] et sa ministre déléguée [Marlène Schiappa] présenteront le 9 décembre prochain, en Conseil des ministres, un projet de loi qui 115 ans après l'adoption définitive de la loi de 1905, visera à renforcer la laïcité, à consolider les principes républicains », a affirmé le président français.

Une labellisation des formations

Emmanuel Macron a également insisté sur son intention de « libérer l'islam de France des influences étrangères », en mettant fin au système de formation des imams à l'étranger. Il souhaite mettre en place une labellisation des formations d'imams et renforcer le contrôle sur les financements des cultes.

Le Conseil français du culte musulman, principal interlocuteur des pouvoirs publics en France, assumera la responsabilité de la certification des imams pour mettre fin aux pratiques actuelles, d'ici quatre ans,  d'imams détachés,  envoyés par la Turquie, le Maroc et l'Algérie dans les mosquées françaises, ainsi que les psalmodieurs envoyés pendant la période du ramadan.

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