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Nouvelle-Calédonie: les électeurs partagés à la veille du 2e référendum sur l'indépendance

Le 4 octobre 2020, la Nouvelle-Calédonie votera pour la deuxième fois en deux ans sur son indépendance vis-à-vis de la France.
Le 4 octobre 2020, la Nouvelle-Calédonie votera pour la deuxième fois en deux ans sur son indépendance vis-à-vis de la France. Theo Rouby / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

« Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » Ce dimanche 4 octobre, les 180 000 électeurs inscrits sur la liste spéciale du référendum répondront à cette question pour la deuxième fois en deux ans. En novembre 2018, le « non » à l'indépendance vis-à-vis de la France l'avait emporté avec 56,4 %. Pas inquiets, les Calédoniens sont néanmoins partagés sur l'avenir de leur archipel isolé dans le Pacifique Sud.

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Avec notre correspondant à Nouméa, Julien Sartre

Au marché de Nouméa, ce samedi matin 3 octobre, entre les fruits et les légumes, du côté du marché aux poissons comme chez les vendeurs d'artisanat local, l'ambiance est paisible. Finies la fébrilité des meetings, l'exaltation des marches et des défilés.

Odette lit son journal à la Une duquel est inscrit en lettres capitales : « L'heure du choix ». « J'ai déjà pris ma décision, nous assure-t-elle. Je vote avec ma famille et mes enfants pour le oui à l'indépendance. On verra le résultat dimanche soir : si c'est non, c'est non, c'est comme ça. »

Si c'est non, Lila sera soulagée. Cette mère de famille le confie : elle a peur du changement, de l'indépendance. « Si on est avec la France, on a une sécurité quand même. On est protégé par la France. On n'est pas prêts pour être indépendant. »

Crainte du « chahut »

Ils ont peur de l'indépendance ou bien au contraire, ils estiment que la Nouvelle-Calédonie doit accéder à la pleine souveraineté pour vivre mieux : les habitants de la Nouvelle-Calédonie abordent le scrutin dans la sérénité et le calme.

Bien sûr, certains craignent ce qu'ils appellent du « chahut » à l'annonce des résultats. Mais à Nouméa, au marché comme sur la célèbre place des Cocotiers, pour l'instant, tout le monde se dit prêt à accepter le résultat, quel qu'il soit.

À lire aussi : Nouvelle-Calédonie: un 2e référendum, et peut-être un 3e, pour quoi faire?

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