Accéder au contenu principal

Référendum en Nouvelle-Calédonie: participation massive à la mi-journée

À la mi-journée, 49 % des inscrits ont déjà voté «oui» ou «non» au 2e référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie vis-à-vis de la France, le 4 octobre 2020.
À la mi-journée, 49 % des inscrits ont déjà voté «oui» ou «non» au 2e référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie vis-à-vis de la France, le 4 octobre 2020. Theo Rouby / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Quelque 180 000 électeurs inscrits sur la liste spéciale en Nouvelle-Calédonie votent ce dimanche 4 octobre pour le référendum sur l'indépendance du « Caillou » vis-à-vis de la France. C'est la deuxième fois en deux ans dans cet archipel isolé dans l'océan Pacifique sud vote. En novembre 2018, le premier référendum d'auto-détermination avait produit comme résultat le « non » à l'indépendance avec 56,4 % contre 43,6 % pour le « oui ». Cette année, à la mi-journée, la participation est massive, avec 49 % au lieu de 41 % en 2018.

Publicité

Avec notre correspondant à Nouméa, Julien Sartre

Quand on veut voter sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie, il faut être patient. Dans le calme et sous un beau soleil, les files d'attente devant les bureaux de vote durent plusieurs heures depuis l'ouverture partout à Nouméa, la capitale. Les électeurs sont nombreux et déterminés.

« J'ai voté "non" parce que je suis Français et je veux le rester, confie Kevin, 27 ans, qui vote dans le quartier pluri-ethnique de la Vallée des Colons. Je pense que le non va l'emporter. J'espère, surtout. Parce que sinon... je ne sais pas comment on va finir. »

« Le vrai respect »

Le « oui » à l'indépendance kanak, il faut aller le chercher dans un autre quartier : à Montravel, où se trouvent surtout des classes populaires et des représentants du peuple autochtone. Le vote indépendantiste est ici une quesiton ethnique. Et la question de la mobilisation est très importante en raison des équilibres électoraux fragiles.

Mel est Kanak, il a son drapeau et son tee-shirt Kanaky. Son vote est une évidence : « Aujourd'hui, je vote "oui" pour que le pays avance mieux. De la paix, de la prospérité, dans le respect, le vrai respect. C'est tout, c'est simple. »

Dans le bureau de vote de Rivière salée, fief indépendantiste, la mobilisation est maximale et l'ambiance est à la fête. Les drapeaux kanaks sont partout. Des concerts de klaxons, commencé ce samedi, se sont poursuivis toute la nuit et continuent depuis ce matin.

L'enjeu du troisième référendum

Difficile d'évaluer pour l'instant l'impact de cette mobilisation par rapport à 2018, mais même si l’indépendance n’est pas acquise, il suffira que les indépendantistes améliorent leur score du premier référendum pour fêter la victoire. En cas de victoire du « non », ils misent sur le troisième référendum, prévu dans deux ans.

L'échéance inquiète beaucoup les loyalistes, ceux qui sont pour la France. Ils seront inquiets, même s’ils parviennent ce soir à améliorer leur score.

À lire aussi : Nouvelle-Calédonie: les électeurs partagés à la veille du 2e référendum sur l'indépendance

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.