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France: des «manquements» dénoncés par dix ONG dans l'accueil des mineurs isolés aux frontières

Dix associations et ONG appellent l'État français à respecter la Convention internationale des droits de l'enfant.
Dix associations et ONG appellent l'État français à respecter la Convention internationale des droits de l'enfant. GERARD JULIEN / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Dans un rapport publié ce lundi, les organisations appellent l'État français à assurer à ces mineurs un accès à la protection de l'enfance. 

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Plusieurs associations et ONG dénoncent les « manquements » des autorités françaises en matière de protection des mineurs isolés étrangers aux frontières françaises, dans un rapport publié lundi 5 octobre 2020, en pleine controverse sur la prise en charge de ces enfants migrants.  

« Depuis des années, nos associations intervenant aux frontières françaises avec l'Italie, l'Espagne et le Royaume-Uni sont quotidiennement témoins des nombreuses violations des droits des enfants » migrants, affirment dix organisations dont Médecins du monde, Médecins sans frontières ou Amnesty international.

L'accueil des mineurs isolés fait l'objet d'un vif débat en France depuis l'attaque au hachoir perpétrée à Paris par un ressortissant pakistanais de 25 ans, il y a 10 jours. Il était initialement connu sous une identité lui donnant 18 ans et venait de sortir d'une prise en charge par l'Aide sociale à l'enfance.

« Nous demandons aux autorités françaises de mettre en place des mesures immédiates afin d'assurer à ces enfants un accès effectif à la protection de l'enfance, conformément à la Convention internationale des droits de l'enfant », réclament dans un communiqué les organisations, qui évoquent les « refoulements illégaux », les « mises à l'abri insuffisantes et inadaptées » ou les « graves carences dans l'accompagnement des enfants ».

Des mineurs refoulés « sans considération de leur minorité »

« En dépit des nombreuses alertes communiquées aux autorités à cet égard, les manquements de l'État français demeurent », poursuivent-elles.« À la frontière franco-italienne comme à la frontière franco-espagnole, la logique de refoulement prime sur tout le reste. »

Les organisations se fondent sur des témoignages mais aussi sur des « observations » à la frontière, pour établir que certains jeunes sont refoulés « sans considération de leur minorité, alors que d'autres mineurs sont pris en charge, sans logique quant au choix », qui se fait selon elles « au faciès ».

Les atteintes aux droits de l'enfant favorisent les réseaux

« Dans certains cas, des mineurs ont témoigné de pratiques de confiscation voire de destruction par les forces de l'ordre de leurs documents d'identité », rapportent encore les associations.

« Ces carences et ces atteintes aux droits des enfants contribuent à leur constante mobilité mais aussi à une plus forte exposition à l'emprise des réseaux d'exploitation, cette situation peut également les conduire à prendre des chemins de plus en plus dangereux, au péril de leur vie », concluent-elles.

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