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Procès des attentats de janvier 2015: Christophe Raumel, seul accusé à comparaître libre

La salle d'audience du tribunal de Paris où se tient le procès des attentats de janvier 2015.
La salle d'audience du tribunal de Paris où se tient le procès des attentats de janvier 2015. REUTERS/Christian Hartmann
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au procès des attentats de janvier 2015, Christophe Raumel était mardi le 2e accusé à être interrogé sur le fond du dossier. Accusé d’avoir aidé Willy Prevost dans des achats à destination d’Amedy Coulibaly, il est le seul prévenu à être poursuivi pour association de malfaiteurs sans qualification terroriste, et à comparaitre libre.

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Avec notre envoyée spéciale au tribunal de Paris, Laura Martel

Christophe Raumel l’admet d’emblée : il était avec Willy Prévost quand celui-ci a acheté les gilets tactiques, couteaux, taser ou encore la voiture utilisée par le tueur de l’hyper cacher. Mais Amedy Coulibaly, il ne le connaissait pas : « Je l’ai aperçu deux fois, je lui ai même jamais serré la main ». Estimant qu’il ignorait effectivement la nature des projets de Coulibaly, le parquet a finalement abandonné la qualification terroriste.

Fin 2014, Christophe Raumel « traîne H24 » avec son « grand pote » Willy Prévost, raconte-t-il, à zoner au centre commercial, fumer, boire pour passer le temps. Alors, chaque fois que son « pote » lui propose de l’accompagner, il dit oui « pour bouger du quartier ». « Mais vous savez que ce sont des courses pour Coulibaly, vous connaissez sa réputation, à minima de caïd, vous ne posez pas de question ? » l’interroge la cour. « J’ai demandé à Willy, il va faire quoi avec ca ? Il m’a dit : "J'sais pas". J’ai pensé qu’il allait peut-être se déguiser en flic pour un braquage, indique l’accusé, qui répète qu’à l’époque, [il] ne se posait pas de question ».

Quand il reconnait Coulibaly à la télévision, « le premier truc que j’ai dit, rapporte l’accusé, c’est Willy t’es mort, t’es le premier qu’ils vont venir chercher. J’avais pas du tout pensé à moi…pour moi je n’étais pas impliqué ». Aujourd’hui, « je m’en veux grave d’avoir suivi mais j’assume », affirme Christophe Raumel qui assure n’aspirer qu’à une vie de famille normale, qui a passé 38 mois en détention dans cette affaire.

« C’est un manipulateur et un menteur », met de son côté en garde son ex-compagne. Alors qu’elle l’accuse de violences conjugales et de l’avoir menacée, juste avant le procès, pour qu’elle n’en dise rien à la cour, la colère et la détresse de la jeune femme éclatent, suscitant un incident d’audience.

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