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Attentat manqué de Villejuif: «J'étais tombé dans le piège, c'était impossible de refuser»

Un croquis d'audience réalisé le 5 octobre 2020 montre Sid Ahmed Ghlam, lors de son procès à Paris,
Un croquis d'audience réalisé le 5 octobre 2020 montre Sid Ahmed Ghlam, lors de son procès à Paris, Benoit PEYRUCQ / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Troisième jour du procès de Sid Ahmed Ghlam, étudiant algérien radicalisé soupçonné d'avoir voulu commettre un attentat contre une église de Villejuif et d'avoir assassiné Aurélie Châtelain, prof de fitness de 32 ans, en avril 2015. Ce mercredi, la cour d'assises spéciale a entendu Sid Ahmed Ghlam qui est longuement revenu sur l'engrenage qui l'a conduit à accepter de commettre un attentat en France.

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Avec notre envoyé spécial au palais de justice de Paris,  Pierre Olivier

Fait rare dans un procès terroriste : le principal suspect n'est pas mort au cours de son interpellation. Vêtu d'un pull blanc et bleu, masque chirurgical sur le visage, Sid Ahmed Ghlam, 29 ans, dévoile à la cour les coulisses de son projet mortifère.

En février 2015, Sid Ahled Ghlam atterrit à Istanbul avec la ferme intention de rejoindre la Syrie pour, dit-il, « combattre le tyran Bachar el-Assad et aider les musulmans ». Sur sa route, il fait alors la connaissance d'un homme, Abu Moutana, qui lui explique qu'il serait plus utile s'il commettait un attentat en France. 

Pour le convaincre, l'homme lui montre une vidéo d'une maternité irakienne détruite par un bombardement. Sid Ahmed Ghlam raconte : « Des enfants sortaient des gravats, ça m'a touché. J'ai pleuré, ils ont réussi à me briser. Puis ils m'ont désigné la personne qui avait fait ça : la coalition internationale. » 

► À lire aussi : Attentat raté de Villejuif: quel a été le rôle de Sid Ahmed Ghlam?

Déterminé, quelques jours plus tard, Sid Ahmed Ghlam est de retour dans une France encore sous le choc après les attentats deCharlie Hebdo. Le jeune homme explique pourtant qu'il ne change pas d'état d'esprit et dit repenser à la vidéo qu'il avait vue. 

À distance et par messages cryptés, il propose alors des cibles pour un futur attentat. Devant la cour, Sid Ahmed Ghlam conclut : « J'étais tombé dans le piège, c'était impossible de refuser. Avec l'État islamique, c'est sûr qu'il y aurait eu des représailles. »

À lire aussi : Attentat avorté de Villejuif: Sid Ahmed Ghlam devant ses juges

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