Présidentielle 2022: le renoncement de Baroin ravive les divisions au sein des Républicains

Le groupe des Républicains à l'Assemblée nationale lors d'une session de «Questions au gouvernement», le 6 octobre 2020.
Le groupe des Républicains à l'Assemblée nationale lors d'une session de «Questions au gouvernement», le 6 octobre 2020. Christophe ARCHAMBAULT / AFP

Ça tangue chez les Républicains. Après le refus de François Baroin d'être le candidat de la droite en 2022, les tensions au sein de la droite ont réapparu au grand jour. Et notamment ce jeudi lors du séminaire de rentrée des parlementaires. C'était pourtant la première fois qu'eurodéputés, députés et sénateurs de droite se retrouvaient dans la même salle depuis presque 10 ans. Reportage.

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Le premier à ouvrir les hostilités est l'eurodéputé François-Xavier Bellamy : «Je suis assez affligé de voir que notre famille politique se livre depuis quelques semaines à une sorte de guerre de tranchée à travers des petits confidentiels, des petits off, des petits on, comme si on avait besoin de nos amis journalistes, qu'on remercie d'être présents, pour se parler entre nous. »

François-Xavier Bellamy est immédiatement suivi par le chef de file des sénateurs LR, l'ambitieux Bruno Retailleau : « Nous ne devons pas céder aux attaques personnelles. Et ça c'est intolérable, et ça c'est inadmissible. Merci François-Xavier de l'avoir rappelé ce matin. Merci. » (Applaudissements).

Dans son viseur : des élus agacés par ses ambitions présidentielles affichées dont le jeune numéro 3 du parti Aurélien Pradié. « On est à un moment ou les Français souffrent terriblement. Ce n'est pas le moment d'expliquer qu'on est candidat à la présidentielle, qu'on rêve de l'être, qu'il faut une primaire où qu'il n'en faut pas, soyons sereins », commente-t-il.

En juge de paix, Gérard Larcher, le patron du Sénat, clôt les débats : « Évitons les formules, les mots blessants. Moi je ne donne de leçon à personne. J'ai simplement envie qu'on se retrouve et qu'on réponde à la demande des Français. »

Pour faire baisser les tensions, Gérard Larcher s'engage à préparer rapidement un projet de départage. L'objectif est de désigner le candidat de la droite en 2022 et éviter une énième guerre fratricide.

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