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Procès des attentats de janvier 2015: les mensonges et les oublis de Saïd Makhlouf

La salle d'audience du tribunal de Paris où se tient le procès des attentats de janvier 2015.
La salle d'audience du tribunal de Paris où se tient le procès des attentats de janvier 2015. REUTERS/Christian Hartmann
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Quatrième accusé à être interrogé sur le fond, au procès des attentats de janvier 2015 : Said Makhlouf. Le parquet accuse ce trentenaire d’être intervenu dans la recherche et fourniture d’armes pour Amedy Coulibaly, en lien avec deux co-prévenus dont son cousin Amar Ramdani. Son ADN a été retrouvé sur un taser utilisé par le tueur de Montrouge et l’Hyper cacher.

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Avec notre envoyée spéciale au tribunal de Paris, Laura Martel

A la barre Said Maklouf indique d’emblée : « Je vais être clair et net, il n’y a jamais eu d’armes, c’est que des stups. Je ne comprends pas cette accusation de terrorisme, Coulibaly, je l’ai vu une fois et demie à peine. »

Le juge assesseur lui accorde qu’il est établi que s’il a bien croisé le tueur, il ne le connaissait pas. Le magistrat note aussi qu’aucun élément n’indique qu’il serait radicalisé. Mais l’assesseur compte bien éclaircir le but de 5 déplacements de Makhlouf et Amar Ramdani dans le Nord, lieu de provenance des armes. Surtout que pendant l’instruction, l’accusé a alterné silence et déclarations changeantes, évoquant d’abord des visites à des prostituées, des repérages pour des escroqueries et finalement, l’achat de cannabis.

« Vu les peines encourues pour terrorisme, pourquoi ne pas avoir parlé tout de suite d’escroqueries et de stupéfiants ? » demande l’assesseur. « Quand on m’arrête pour terrorisme, je sais que je suis innocent, je pense que je vais sortir, pourquoi j’admettrais des choses dans lesquelles je suis réellement impliqué ? » se défend Said Makhlouf.

Il avance aussi sa réticence à « mouiller » d’autres personnes puis à mesure que le temps passe, sa révolte contre une enquête « toute à charge » et sa détresse face à la découverte de son ADN sur la lanière du fameux taser. « Ce taser, je l'ai pas touché, je l'ai même jamais vu, ça me ronge le cerveau encore aujourd'hui », clame-t-il. Son avocate pointe alors que l’hypothèse d’un transfert secondaire n’a pas été écartée et qu’en l’absence de preuves irréfutables, le transport d’armes reste également théorique. « Des hypothèses, c’est que ca depuis le début », dénonce Makhlouf, « mais il faut savoir, c’est de la vérité dont il s’agit ».

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