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Pauvreté: les annonces de Castex reportées après l’assassinat d’un professeur

File d'attente pour une distribution alimentaire organisée par l'association ACLEFEU à Clichy-sous-Bois, en région parisienne, le 22 avril 2020.
File d'attente pour une distribution alimentaire organisée par l'association ACLEFEU à Clichy-sous-Bois, en région parisienne, le 22 avril 2020. Ludovic MARIN / AFP
Texte par : RFI Suivre
7 mn

En France, le gouvernement devait faire des annonces pour les plus fragiles. En cette journée internationale pour l'élimination de la pauvreté, samedi 17 octobre, le Premier ministre Jean Castex était attendu en région parisienne, mais il a reporté son déplacement après l'attentat commis vendredi soir contre un professeur d'histoire géographie à Conflans-Sainte-Honorine. De plus en plus de personnes basculent dans la pauvreté à cause de la crise sanitaire et économique liée au Covid-19.

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C’est l’une des critiques formulées en septembre lors de l'annonce du plan de relance de 100 milliards d’euros du gouvernement : rien ou presque pour les plus démunis.

Pourtant, les files d'attentes pour l'aide alimentaire s'allongent et les études le montrent  : le confinement a aggravé la situation des plus modestes. Elle a appauvri les ménages déjà en difficulté et elle a fait basculer des familles dans la pauvreté.

Pour tenter de répondre, le Premier ministre Jean Castex devait faire ce samedi plusieurs annonces, mais elles sont reportées. Le gouvernement prévoit des aides sous forme de primes, pour l'essentiel : 150 euros pour les bénéficiaires du RSA (Revenu de solidarité active) et pour les chômeurs longue durée. Et 100 euros par enfant pour les bénéficiaires de plusieurs minima sociaux.

Le gouvernement réfléchit aussi à un dispositif pour aider les jeunes. Mais il a déjà fermé la porte à la création d’un RSA pour les 18-25 ans, comme le demande avec insistance les associations et des syndicats comme à la CFDT. Le président Emmanuel Macron l'a répété mercredi, pour lui, c’est le retour à l’activité et le travail qui fera baisser la pauvreté et non l’augmentation des minima sociaux.

► À lire aussi : La pandémie de Covid-19 fait progresser l'extrême pauvreté

Bond des demandes d'aide alimentaire

En France, depuis le confinement, le nombre de bénéficiaires de l'aide alimentaire a bondi de plus de 30%.

Devant les grilles du hangar, une file d'attente interminable s'est formée. L'un après l'autre, c'est au compte goutte que les bénéficiaires accèdent aux stands de distribution, pour éviter les bousculades...

Reportage dans un centre du Secours populaire à Savigny-sur-Orge

À lire aussi : Coronavirus: en Seine-Saint-Denis, les associations face à une nouvelle précarité

L'accès aux soins des plus démunis de plus en plus difficile

À l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté Médecins du monde a publié son 20e rapport annuel sur l'accès aux droits et aux soins des plus démunis. Avec la crise sanitaire actuelle, la situation dans le pays ne s'améliore pas pour les personnes en situation de grande précarité.

Avec la pandémie du Covid-19, les personnes les plus précaires ont plus de difficultés à se faire soigner. Parmi celles qui sont accueillies dans les 15 centres de soin de Médecins du monde en France, un quart n'a ni logement ni solution d'hébergement...

Reportage: «Il ne peut pas y avoir de santé sans toit»

 

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