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Covid-19: la France se prépare à des «décisions difficiles», allocution de Macron mercredi

Le président français Emmanuel Macron s'adressant à la nation, le 16 mars 2020, pour annoncer le confinement face au coronavirus.
Le président français Emmanuel Macron s'adressant à la nation, le 16 mars 2020, pour annoncer le confinement face au coronavirus. AFP/Ludovic Marin
Texte par : RFI Suivre
11 mn

La France se prépare à donner un tour de vis dans ses mesures pour endiguer la deuxième vague de l'épidémie de Covid-19, la possibilité d'un reconfinement n'étant pas écartée par l'exécutif. La France a recensé 523 décès supplémentaires en l'espace de 24 heures, soit 266 de plus que la veille, ont annoncé mardi les autorités sanitaires.

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Mardi, le Premier ministre, Jean Castex, a jugé « indispensables » de « nouvelles mesures » pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, qu'il doit présenter jeudi au Parlement. « Nous devons mobiliser non seulement la représentation nationale, mais l'ensemble de notre pays », a poursuivi le chef du gouvernement sur Twitter.

Mardi matin, Emmanuel Macron a présidé un premier conseil de défense en présence du Premier ministre et d'une dizaine de ministres, coup d'envoi d'une série de réunions qui s'étaleront jusqu'à mercredi. Emmanuel Macron fera une allocution télévisée ce mercredi à 20h00 pour présenter de nouvelles mesures afin de faire face à la flambée de l'épidémie de Covid-19, a indiqué mardi l'Élysée.

Les scénarios évoqués pour le durcissement vont d'un renforcement du couvre-feu en vigueur actuellement pour deux tiers des Français de 21h00 à 06h00 à un reconfinement total, qui serait moins strict que celui connu par le pays pendant deux mois au printemps.

L'hypothèse du reconfinement prend corps

Un nouveau conseil de défense était là pour trancher dans ces différents scénarios, mercredi matin. Mais c'est l'hypothèse d'un reconfinement qui semble prendre corps.

« Il faut s'attendre à des décisions difficiles », avait déjà prévenu mardi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, évoquant les nouvelles restrictions prévues en Italie, en Espagne ou en République tchèque. La circulation du virus est « hors de contrôle », avait estimé l'infectiologue Gilles Pialoux, sur la chaîne télévisée BFM-TV, appelant à « reconfiner le pays ».

► À écouter : Covid-19 en France: «La situation est grave depuis maintenant près de cinq jours»

Lundi, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, avait préparé le terrain, en qualifiant la situation française de « critique », et en disant craindre que la deuxième vague soit « plus forte que la première ».

Stanislas Guerini, le patron de LREM, a aussi évoqué ce mercredi matin l'hypothèse d'un reconfinement général. Il serait toutefois moins drastique que le premier au printemps, dit-on. Les écoles et les services publics pourraient rester ouvert. L'idée serait de garder un semblant d'activité économique, évoque notre envoyé spécial à l'Élysée, Anthony Lattier.

523 morts en 24 h

La France a recensé 523 décès supplémentaires attribués au Covid en l'espace de 24 heures, soit 266 de plus que la veille, ont annoncé mardi les autorités sanitaires. Au total, 35 541 sont décédées des suites du nouveau coronavirus.

Le nombre de personnes actuellement hospitalisées a quant à lui progressé de 1 194 à 18 978 et celui des patients traités en réanimation s'élève à 2 918, soit 148 de plus que la veille.

Dans ce cas, se posera la question de la réouverture des établissements scolaires le 2 novembre après les vacances de la Toussaint. La France est de facto déjà en semi-confinement avec le couvre-feu nocturne qui concerne 46 millions de Français.

Les organisations patronales ont mis en garde contre un risque d'effondrement de l'économie. « Si on reconfine totalement comme en mars, on va vers un écroulement de l'économie française, on risque de ne pas s'en remettre », a averti le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux.

(Avec AFP)


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