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Les applis cas contact Covid adoptées dans toute l'Europe

TousAntiCovid, la nouvelle application de traçage des cas contacts au coronavirus a été activée par 4,3 millions utilisateurs actifs en une semaine.
TousAntiCovid, la nouvelle application de traçage des cas contacts au coronavirus a été activée par 4,3 millions utilisateurs actifs en une semaine. AP Photo/Francois Mori, File

Si StopCovid, la première version de l'application de traçage des cas contacts au coronavirus, avait fait un flop en France, la nouvelle mouture du dispositif semble séduire un peu plus les internautes.

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Selon le ministère de la Santé, les quelques bugs informatiques qui ont perturbé le lancement de TousAntiCovid étaient dus à un phénomène de file d’attente en raison d’un grand nombre de téléchargements de l'application. Des couacs au démarrage donc, mais pas de flop en prévision, affirme sur Twitter le ministre en charge du numérique Cédric O, indiquant que l’application était en tête des téléchargements le soir-même de son lancement. Une adoption du dispositif qui se confirme chiffre à l’appui : le nouvel outil numérique a été activé par 4,5 millions utilisateurs actifs en une semaine.

Globalement, TousAntiCovid fonctionnera comme la précédente sur un mode très centralisé, contrairement aux autres applications européennes qui ont été développées en partenariat avec Apple et Google et qui ne concentrent pas toutes leurs données dans des serveurs informatiques étatiques.

Un mode centralisé qui avait pourtant rebuté les usagers de l’ancienne version, rappelle, Harold Li, vice-Président d'ExpressVPN, société basée dans les Iles Vierges Britanniques.et spécialisée dans la confidentialité des données des internautes en ligne, joint au téléphone. « Il y a des inquiétudes quant à la position française autour de l’application TousAntiCovid qui consiste à centraliser les données collectées plutôt que de les décentraliser, explique-t-il. Bien que ce soit un bon argument de mettre en avant que les informations des utilisateurs ne soient pas partagées avec d’autres pays européens, cela présente toutefois un risque pour la confidentialité des données personnelles des citoyens. Cela va également à l'encontre des principales recommandations faites par les grandes entreprises technologiques ainsi que par la Commission européenne elle-même. Et si les données sont supposées être anonymes, la centralisation reste un problème car de nombreux cas dans le passé ont démontré la possibilité de ré-identifier les utilisateurs grâce à des données supposées anonymes. Et c'est sur ce point précis que nous devrions concentrer notre attention. »

Chiffres de l'épidémie et QR code

Techniquement, la nouvelle application est calibrée comme l’ancienne version sur un ensemble de critères qui définissent les cas contacts. Par exemple, la durée et la proximité des propriétaires de smartphones croisés dans une journée. Son téléchargement s’effectue toujours « sur la base du volontariat », et une personne contaminée doit signifier son accord avant de divulguer le résultat de son test auprès d’un tiers. Par ailleurs, l’application de traçage permet d’accéder aux chiffres clés de l’épidémie au quotidien avec des déclinaisons départementales et régionales.

En revanche, le système de QR code permettant d’enregistrer le passage des consommateurs dans les restaurants sera intégré à TousAntiCovid prochainement. Certainement à la réouverture, après le deuxième confinement, de ces établissements et des autres lieux publics, dans lesquels ce satané virus adore se propager.

À lire aussi : Coronavirus en France: après le flop, une nouvelle version de StopCovid en préparation

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