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Caricatures: Emmanuel Macron s’explique sur Al Jazeera et dénonce «les manipulations»

Emmanuel Macron a précisé sur Al Jazeera la position de la France (Photo d'illustration).
Emmanuel Macron a précisé sur Al Jazeera la position de la France (Photo d'illustration). AP Photo/Christophe Ena
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Dans une interview à la chaîne du Qatar Al Jazeera, Emmanuel Macron a tenté ce samedi 31 octobre d'apaiser la vague de colère qui vise la France dans le monde musulman.

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Ce samedi, Emmanuel Macron a tenté d'expliquer la position française et a dénoncé des « malentendus et des manipulations ». « Je comprends et respecte qu'on puisse être choqué par ces caricatures. Je n'accepterai jamais qu'on puisse justifier une violence physique pour ces caricatures », a-t-il affirmé.

Les propos du président français défendant le droit de caricaturer le prophète Mahomet ont entraîné des manifestations anti-françaises et des appels au boycott des produits français dans plusieurs pays.

Dans ce long entretien à Al Jazeera, Emmanuel Macron dit vouloir dissiper des malentendus : la France est un pays où l'islam, comme toutes les religions, « s'exerce librement », assure le président français, qui se livre à un exercice d'explication de la laïcité à la française et aussi de la liberté d'expression. « Ce ne sont pas des journaux officiels ni le gouvernement français qui ont fait ces caricatures », rappelle-t-il. Mais « la liberté de dessiner et de caricaturer » font partie du droit.

« Je n'ai jamais insulté un dirigeant, quel qu'il soit »

Le chef de l'Etat dénonce ensuite « des mensonges » et des « manipulations », qui, d'après lui, sont à l'origine de nombreuses réactions de colère observées ces derniers jours dans le monde musulman. Emmanuel Macron parle d'une campagne « indigne » et « inadmissible » d'appels au boycott des produits français.

À propos du président turc, Reccep Tayip Erdogan, qui a mis en cause la santé mentale du président français, ce dernier répond : « Je n'ai jamais insulté un dirigeant, quel qu'il soit ». Emmanuel Macron dit vouloir « l'apaisement » avec Ankara mais assure que cela dépend surtout de la Turquie dont il déplore le « comportement belliqueux ».

Quelques jours seulement après l’attentat de Nice, le président a de nouveau condamné le terrorisme islamiste, dénonçant « des individus extrémistes » qui disent agir au nom de l’islam mais dont « les principales victimes à plus de 80% sont des musulmans ». Un message adressé aux opinions publiques, une mise au point très ferme, mais un appel également à l’apaisement. En espérant avoir été cette fois bien entendu.

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